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CHAPITRE 3 : Quand les autres s’en mêlent.


Lorsque Ginny arriva dans la pièce, celle-ci était pleine de monde. Tonks et Bill discutaient au coin du feu, M. Weasley et Kingsley se montraient des parchemins en chuchotent pendant que Mme Weasley et Fleur s’occupaient des invitations. Fleur cachetait les enveloppes et Mme Weasley les accrochaient aux hiboux. Ginny se mit à courir en direction de sa mère et lui prit les mains.


- Arrêtes ! Tu n’as pas encore envoyé l’invitation de Harry, n’est ce pas ? cria Ginny sans le vouloir.

Toute cette tension lui montait à la tête.

- Mais qu’est ce qu’il se passe ma chérie, il y a un problème, il est arrivé quelque chose à Harry ? ! s’inquiéta Molly.

- Non non rien, je voulais juste lui envoyer ma lettre en même temps que l’invitation, c’est tout, lui dit Ginny qui avait retrouvé un semblant de calme.

Tout le monde autour d’elles les écoutaient et se demandaient ce qui pouvait mettre Ginny dans un état pareil.

- Tu as écris à Harry ?Mais ça ne t’arrive jamais ! Pour qu’elle raison lui écris-tu ? Lui demanda sa mère qui était suspicieuse.

- Je te signale que Harry est mon ami tout comme il est celui de Ron ! Je peux très bien lui écrire si je veux ! Commença à s’énerver la rouquine.

- Oui bien sûr, désolé ma chérie, je demandais comme ça. Tiens, tu n’as qu’à me la laisser et je l’envoie tout de suite à Harry.

- Merci maman, c’est très important, la remercia Ginny avant de s’éloigner.


Ginny alla s’asseoir près du feu dans le canapé à côté de Tonks, qui la regarda un instant puis celle-ci reprit sa conversation avec Bill. Ginny resta là à regarder sa mère qui avait enfin envoyé sa lettre à Harry. Elle pensait à lui, aux bêtises qu’il aurait pu faire, lorsque la voix cristalline de Fleur prononça le prénom de l’élu de son cœur :

- Je l’ai toujours aimé ce Arry. Je crois bien qu’il a un faible pour moi. Il est toujours en train de me regarder. Mais bon, ça ne me gène pas. J’aime Bill mais si il trouve en moi la femme idéale, je trouve cela excitant.

Ce commentaire mit Ginny dans une colère noire. Elle était remontée contre Fleur et surtout contre Harry qui l’avait abandonnée. Ginny se leva et se dirigea vers sa future belle sœur en restant la plus calme possible.

- Tu n’es pas le centre du monde Fleur, je te signale. Les hommes ne sont pas tous amoureux de toi. Et puis d’abord, qui te dit que Harry en pince pour toi ? Hein ? ! !

Fleur la regarda dans les yeux un instant, puis se leva de sa chaise et prit Ginny par les épaules. Elle lui lança un sublime sourire avant de déclarer d’une façon douce et sûr d’elle :

- Ginevra, il ne faut pas te mettre dans des états pareils et sauter à la gorge de tout le monde comme ça ! Je sais, le mariage stresse tout le monde ici, mais ce n’est pas une raison pour s’emporter. Je sais aussi que tu aimes Harry depuis votre première rencontre, c’est Bill qui me l’a dit, mais il faut comprendre tu sais, que la vie n’est pas toujours comme on l’espérait. Ce n’est pas parce que Harry aime une autre fille, qu’il faut lui en vouloir. Ce n’est pas de notre faute !


C’en était trop. Comment pouvait elle lui dire cela ? ! Même si elle était à côté de la plaque en se qui concerne elle et Harry comme cette fille pouvait elle lui lancer une réplique comme ça en lui souriant ? ! Et Bill qui lui avait tout dit, pourquoi l’avoir trahie. C’était un secret et il ne devait pas le révéler, surtout pas à elle. Ginny se dégagea de son étreinte et lança un regard furieux et en même temps triste à son frère.

- Pourquoi t’as dit ça ! Tu avais juré ! Je te déteste, comment as-tu pu ? !

Elle s’en voulait déjà d’avoir dit ça. Ses yeux s’embrumèrent de larmes, puis Ginny se mit à courir pour se réfugier dans sa chambre en pleurant à chaudes larmes. La coupe était pleine.


Dans la cuisine Tonks se leva et lança à Fleur d’un ton poli et à la fois cassant :

- Bravo ! Tu viens de briser son cœur déjà fragile avec tes gros sabots de Sombrales ! Tu n’as pas vu qu’elle n’allait pas bien quand elle est arrivée ? ! Mais non, tu as préféré en rajouter une couche !

Bill s’était levé à son tour et s’était dirigé vers Fleur. Mme Weasley avait suspendu son activité devant la réaction de sa fille unique. Kingsley trouva que c’était le moment idéal pour s’éclipser, et après un bref «  Bonsoir et merci pour l’hospitalité » il disparut dans un tourbillon. Fleur reprit ses esprits après l’attaque qu’elle venait de subir. Elle regarda Nymphadora de tout son long avant de déclarer bien fort :

- De quoi tu te mêles, tu ne fais pas partie de la famille, et puis j’ai trouvé que c’était mieux pour elle qu’elle sache la vérité.

- Je ne fais peut être pas partie de cette famille mais moi au moins, je m’intéresse à autre chose que ma petite personne !

- Bien sûr, tu t’intéresses à toutes les personnes, même les plus dangereuses. Et je te signale que je ne m’intéresse pas qu’à moi Nymphadora dit Fleur qui commençait à perdre son sang-froid, ce qui ne lui arrivait presque jamais.

- Quoi ? ! Tu parles de Remus c’est ça ? ! Il n’a rien avoir là dedans et puis comment peux-tu le traiter de dangereux ? ! C’est la personne la plus douce que je connaisse. Et ne m’appelle plus jamais Nymphadora, je déteste ça ! Ne me parles plus de Remus, tu ne le connais pas, tu ne connais personne à part toi même ! S’emporta Tonks qui elle, avait complètement perdu son sang froid.


Bill jugea bon de mettre fin à ce round entre les deux jeunes femmes en s’interposant entre elles. Les cheveux de Tonks avaient viré au rouge sang tandis que les lèvres de Fleur étaient aussi pincées que celles du professeur McGonagall.

- Arrêter maintenant ça ne sert à rien de vous chercher des noises ! Je vais aller parler à ma sœur et vous, vous allez vous calmer.

- Non Bill, je ferais bien d’y aller avant. Je la comprends, je suis passée par là moi aussi, déclara Tonks tout en continuant de lancer un regard des plus mauvais à la française.

- Non Tonks, je crois qu’elle a besoin d’une présence masculine ç ses côtés et je crois que je fais l’affaire.

Puis Bill se dirigea vers l’escalier laissant les deux femmes dans leur colère. Pour briser la glace qui s’était installée, Mme Weasley demanda à Tonks d’une voix douce comme si de rien n’était :

- Ma grande, tu resteras bien dîner avec nous ! J’ai assez de ragoût pour une bande de scroutts à pétard. J’appelle Remus tout de suite.

- Non merci Molly, mais j’ai des choses à faire ce soir. Je doit retrouver Remus et nous devons accomplirent quelque chose pour l’Ordre. Merci quand même. Nous passerons demain dans la matinée. Bonne soirée.


Aussitôt qu’elle eut fini de dire son excuse bidon pour ne pas continuer de s’insurger sur Fleur, la jeune Métamorphomage sortit du terrier en un claquement de doigt. Fleur et Mme Weasley se remirent à l’œuvre pendant que Mr Weasley avait de nouveau le nez dans ses parchemins. Au bout de quelques minutes, Fleur déclara d’un ton dégagé :

- Je l’ai toujours trouvée étrange, cette Tonks. Maladroite, un goût vestimentaire dépassé et un caractère démesuré.

Mme Weasley allait répliquer quand on frappa à la porte. Sur le perron, Hermione attendait que quelqu’un lui ouvre la porte.


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