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CHAPITRE 5 : Les sentiments peuvent ils s’accorder avec la raison.



Lorsque Bill redescendit dans la cuisine après avoir parlé à sa sœur, il prit Fleur à part :

- Ma chérie, je viens de parler à ma sœur et je voudrais t’en toucher un mot, commença le jeune homme

- Oui vas-y je t’écoute, contrairement à ce que peux penser cette Tonks, je peux m’intéresser aux autres.

- Oui je le sais, et je voudrais aussi te parler de ça aussi. Donc voilà, la prochaine fois que je te dis quelque chose sur quelqu’un, garde-le pour toi s’il te plait ce sera mieux ainsi, d’accord ?

- Oui, tout ce que tu voudras mon chéri, lui dit Fleur avant de l’embrasser. Alors Ginny ne veux plus me voir ?

- Non elle est juste tourmentée en ce moment, il ne faut pas l’embêter. Je lui ai dit d’être la plus normale possible avec toi, car tu es nouvelle ici, il te faut un temps d’adaptation.

- Oui mais je crois que je ne m’en tire pas trop mal ! Je lui ferai mes excuses demain.

- Merci mon cœur. Oh oui et pour Tonks, elle aime beaucoup Ginny, elle la considère comme sa petite sœur et elle n’aime pas la voir triste alors il faut la comprendre et puis ne juge pas Remus sans le connaître. C’est un homme exceptionnel et le fait qu’il soit un loup-garou ne change rien. Regarde moi, suis-je dangereux pour autant ?

- Non bien sur, je lui ferai aussi mes excuses si elle m’en fait également.

- Je suis sûr que oui. Bon, ma chérie, tous ces événement m'ont épuisé, je monte me coucher. Je t’attends avec impatience.

Ils s’embrassèrent puis Fleur retrouva sa future belle-maman.


Quelques minutes auparavant, Ginny avait couru se réfugier dans sa chambre pour laisser aller sa peine. En traversant le couloir, elle avait aperçu son frère Ron, qui paraissait toujours aussi pâle. Elle se coucha sur sont lit et se mit à pleurer bruyamment. Quelques secondes plus tard, quelqu’un frappa à la porte puis entra. Ginny savait parfaitement qui cela pouvait être, c’est pour ça qu'elle enfouit encore un peu plus son visage dans ses mains en lançant à Bill qui venait de rentrer :

- Vas t’en, je ne veux plus te voir, n’y te parler !

Bill s’approcha de sa petite sœur et s’assit sur le lit. Il avait l’air vraiment désolé de la voir comme ça.

- Ma Ginny je suis vraiment navré. Je n’aurais jamais dû le lui dire, c’était un secret entre nous. Je ne l’ai jamais véritablement dit à Fleur, elle a dû le comprendre toute seule.

- Mais comment a-t-elle pu le dire devant tout le monde ! Si j’avais voulu le leur dire, je l’aurais fait moi-même ! S’efforça de dire Ginny, secouée par d’innombrables sanglots.

- Je suis tout à fait d’accord ma puce, et je lui en toucherai un mot. Mais promet moi que tu seras plus indulgente avec Fleur. Tu sais que c’est une étrangère, elle essaie de s’intégrer mais avec la famille que l’on a, c’est un peu dure, tu ne crois pas ? Lui dit son frère avec un clin d’œil.

- Oui tu as raison, j’essayerais d’être la plus normale possible avec elle, si elle de son côté ne me traite pas comme un gnome ! Déclara Ginny qui avait retrouvé un semblant de sourire.

- Je te le jure mon petit vif de carotte, ne put s’empêcher de déclamer Bill avant d’exploser des rire en voyant la tête de sa sœur.

- Petit vif de carotte ! Ne m’appelles plus jamais comme ça ! Tu ne me surnommes plus comme ça depuis ma première année à Poudlard ! Je t’interdis de le dire à quiconque et je ne rigole pas, sinon je serai obliger de sortir des vieux dossiers « sans le vouloir » à ta bien aimée…lui susurra la rouquine qui ne put réprimer un rire.

Tous deux se regardèrent en souriant un petit moment, puis Bill prit sa sœur dans ses bras. Ce geste d’amour fraternelle fit perdre à Ginny son sourire, qui éclata de nouveau en sanglot dans les bras de son grand frère. Bill qui ne s’attendait pas à ça, la laissa faire :

- Il me manque tant, si tu savais…lui avoua son petit vif de carotte entre deux sanglots.

- C’est Harry n’est ce pas ? Que s’est-il passé pour que tu réagisses comme ça, dit le moi et je te jure que cette fois-ci, pas un mot.

- Voilà cette année a été la meilleure de toute ma vie. On a passé une bonne partie des vacances ensemble et lorsque la rentré est arrivée, j’avais l’impression que je lui manquais. Tu sais, je sortais avec Dean Thomas et j’avais l’impression, tout comme Hermione, que ça déplaisait à Harry. Et puis nous avons rompu et le jour on nous avons remporter le match et que nous avons gagné la coupe de Quidditch ,Harry a…

- Oui vas y je t’écoute ? !

- Ca me gène de parler de ça avec mon frère ! Je te parle même pas de Ron qui ne veux pas entendre parler de mes relations amoureuses et des jumeaux qui me cherche toujours avec ça. Mais toi, tu me comprend alors je vais te le dire. Donc nous avions gagné le match mais ce jour là Harry ne pouvait y assister. Quand nous sommes arrivés à la salle commun, je suis aller le voir et là.. il m’a embrassée et c’est à partir de ce moment que nous sommes sortis ensemble.

Ginny regarda son frère dans les yeux car elle s’attendait à le voir faire une salle tête, mais à la place il lui souriait.

- J’en était sûr, qu’un jour ou l’autre, il se rendrait compte qu'il t’aimait. Mais c’est génial, alors pourquoi es-tu si triste. Ce dont tu rêvais depuis des années se réalise, c’est quoi le problème ?

- Et donc le reste de l’année fut magique, j’était enfin heureuse, puis vint le jour de l’enterrement de Dumbledore. Il est resté avec moi puis il m’a dit que c’était fini.

Ginny ne pu retenir ses larmes à l’évocation de se souvenir

- Il n’a pas pu te dire ça comme ça du jour au lendemain ? Dit moi ce qu’il t’a dit, vraiment…

- Il m’a dit que les semaines que l’on avait passé ensemble étaient les meilleures de toute sa vie, mais que c’était comme si il était un autre. Puis il m'a dit qu’il fallait que l’on se sépare pour que je ne risque rien.

- Oui je comprend pourquoi il t’a dit ça. Non, non, je n’ai pas dis que j’étais d’accord avec lui mais c’est logique. Tout ceux auxquels il tenait sont morts, il ne veux pas que tu meurs à ton tour.

- Oui mais moi je préférerais mourir plutôt que de le voir s’en aller alors que l’on venait tout juste de se trouver. Je l’ai laissé partir, mais j’ai peur de ne pas pouvoir lui dire combien je l’aime et combien je ne veux pas qu’il me laisse.

Ginny pleurait mais en silence. Son frère se leva, lui fit un bisous sur le front et avant de partir lui dit :

- Lorsque Harry sera à la maison, parles lui, dit lui tout ce que tu m’as dit. J’essayerai de lui parler de ça moi aussi. Je n’aime pas te voir pleurer. N’y pense plus. Penses à autre chose comme la façon dont tu vas te venger pour la robe que tu devras porter pour le jour de mon mariage !

Ils se sourient mutuellement puis Bill partit. Ginny alla chercher quelque chose dans sa valise. Un t-shirt que Harry lui avait prêté pour qu’elle ait quelque chose de lui.

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