

Disclaimer : Tout appartient à JK ROWLING, sauf une grande partie de l'histoire et deux personnages, Fionna Papillionis et Apolline Jorgensen.
Public : Tout public.

Lorsque Remus était entré avec Lily, au bras, James n’avait rien dit,
mais il avait sentit la colère monter en lui. Remus avait alors déposé un
baiser sur le front de la jeune femme aux longs cheveux auburn. Puis elle était
partie dans son dortoir en souriant à Remus.
Après cela, il avait annoncé à Remus, qu’il avait demandé à Fionna de l’accompagner
au bal et que celle-ci avait accepté directement l’invitation, ce qui enchanta
grandement le lycanthrope.
-Bon c’est super tout ça annonça, gaiement Remus.
-Oui, super…railla James.
-Ben qu’est-ce qui ne va pas ?
-Oh, rien …
-Tu peux tout me dire, je t’écoute, l’incita le jeune homme aux yeux d’ambres.
-Encore faudrait-il que tu me dises tout.
-Pardon ? S’étonna-t-il
-Oui, tu as parfaitement entendu ce que j’ai dit Lunard ! Tu te fous de
moi ! J’ai plus l’impression que tu es fleur de Lys plutôt que Papillon !!
-Mais t’es frappé mon pauvre !
-Dis-moi qu’il y a rien entre toi et ma Lily ou qu’il n’y a jamais rien
eu !
-Quoi ?
-Réponds !!
-…
-J’en étais sûr… Vous êtes ensemble ! S’emporta James, qui se leva de
son siège.
Mais Remus fut plus rapide il se leva également et poussa James dans le
fauteuil où il se trouvait quelques secondes auparavant, et le maintint
fermement.
-James il n’y a rien entre moi et Lily et si tu veux tout savoir sur
notre relation je te le dirai !
-Je pense pas vouloir savoir…
-Le soir où j’ai parlé à Lily de ma Lycanthropie, elle m’a embrassé mais
ce n’était même pas un baiser au sens profond du terme, c’était un bisou, s’empressa
de dire Remus, qui fit semblant de n’avoir pas entendu ce qu’avait James juste
avant.
-Un smack ??
-Oui. Mais il n’y a rien : elle a dit qu’elle tenait à moi et en me
voyant en pleur elle m’a trouvé craquant… Mais ce n’est pas à moi qu’elle tient
tant, James ! Déclara-t-il d’une voix pleine de sous-entendus. Je ne veux pas
Lily tu le sais, c’est une amie, et tu es mon ami : je ne pourrais jamais
sortir avec elle. Et puis, je préférais que tu saches tout, on ne doit rien se
cacher.
James le regarda de ses yeux chocolat, pendant un long moment, durant
lequel aucun des deux n’osa bouger.
-Je suis désolé, Remus d’avoir douté de toi… Mais c’est...
-La jalousie, le coupa Remus. Je comprends ta réaction, et elle est légitime.
-Au fait Lunard, tu as dit qu’elle tenait beaucoup à moi : je me trompe
?
-Je ne l’ai pas dit, dit-il un sourire aux lèvres, mais tu devrais l’écouter
quand elle veut te parler. Ce pacte stupide t’a aveuglé à un point que tu n’imagines
même pas.
-Comment ça ??
Remus se contenta de sourire et s’en alla dans son dortoir. James savait
qu’il était inutile d’essayer d’en savoir plus avec son ami, car il ne dirait
plus rien : c’est pour cette raison qu’il se leva juste pour s’approcher un peu
plus du brasier qui commençait déjà à mourir, afin de se réchauffer un peu. Il
pensa au bal et au costume qu’il devrait acheter ce samedi, à Pré-au-Lard.
Abattue par la fatigue, il monta se coucher et s’endormit aussitôt.
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Samedi 17 décembre 1977
Lily se leva en même temps qu’Alice. Au bout d’un quart d’heure, au bout
duquel elles ne réussirent pas à lever Fionna, elle utilisèrent le sort « aguamenti »
pour la réveiller : Fionna se leva d’un bond en hurlant. La blonde et la
superbe femme aux cheveux auburn éclatèrent de rire, malgré les regards
courroucés, que leur lançait la gryffondor aux cheveux châtains mouillés. Elles
descendirent prendre leur petit déjeuné et constatèrent que Sirius était également
de mauvaise humeur.
-Mal dormi Sirius ? Demanda gentiment Alice
-Non, mal réveillé, répondit-il en lançant des regards assassins aux
trois autres maraudeurs.
-Comment ça ? Demanda Lily.
-Aguamenti au réveil, c’est désagréable au possible !
Les maraudeurs éclatèrent de rire, suivis de près par Alice et Lily.
-Je te comprends Sirius, elles m’ont réveillée exactement de la même
manière.
-Tu ne voulais pas te lever ! Répliquèrent d’une même voix Lily et
James.
Ce qui valut un nouvel éclat de rire de toute la tablée de Gryffondor,
cette fois-ci. Ils papotèrent de tout et de rien, et Franck les rejoignit dans
la grande salle, en retard, comme toujours.
Mais après une demi-heure de discutions intensives, Dumbledore se leva
et quémanda le silence.
-Merci à tous de bien vouloir m’écouter. Je pense que tout le monde n’est
pas présent, mais ayant été moi-même élève,...
-On dirait pas comme ça ! Lança Sirius dans un souffle imperceptible,
qui provoqua quelques ricanements légers et passagers à leur table
-… je sais que vous vous chargerez de passer mon message à vos
camarades. Je demanderais aux élèves, en âge et ayant une autorisation de
sortie pour Pré-au-Lard, de bien vouloir se rendre à l’entrée pour 10 heures :
Mr Rusard et le professeur MacGonagall
se chargeront de la vérification des élèves, pour éviter les petits
fraudeurs de s’échapper avec les autres. Je tiens également à préciser qu’il
est interdit de sortir de Pré-au-Lard sans autorisation, vous devez impérativement
rester dans le village. Des aurors patrouillent pour éviter toute attaque des
Mangemorts. Il sera également obligatoire pour chacun de rejoindre le château
avant la nuit, obligation du ministère. Merci de votre compréhension. J’en
viens aux premières et aux deuxièmes années, ainsi qu’à ceux qui n’ont pas le
droit de sortir : je n’ai pas de directives nouvelles, le règlement reste le même
! Finit-il en rigolant. Bonne journée à toutes et à tous !
De nombreuses personnes applaudirent. Peter leva la tête vers le plafond
magique qui recouvrait la grande salle et soupira.
- Il neige… J’aimais bien Pré-au-Lard sous la neige, c’était beau, lança-t-il,
mélancolique.
-C’était ??? Tu ne viens pas ? Demanda James intrigué
-Ma mère me l’a interdit, avoua Peter. Elle a peur.
-Attends c’est pas possible ! Tu vas venir ! Lança Remus.
-Mais que va dire ma mère ?!
-Elle a signé un papier sur lequel elle a écrit qu’elle t’interdisait
les sorties à Pré-au-Lard ? Fit remarquer Sirius.
-Euh… Non … couina Peter.
-Alors tu t’en moques de ta mère Queuedver !
-Ben non, si je lui désobéis ?
-Elle n’en saura rien ! Et puis grandis un peu ! Elle ne sera pas
toujours là ta mère ! Railla gentiment Sirius.
-Ok.
-On est parti alors…
Les maraudeurs se levèrent suivis d’Alice et de Franck Londubat. Lily
les regarda partir, tout en se coiffant d’un chignon. Fionna aussi guettait les
maraudeurs s’éloigner.. Ou plutôt son maraudeur préféré…
-Ils sont mimi, ces deux là, notifia Fionna en regardant Alice et Franck
s’embrasser tendrement.
-Oui, vraiment ! Dit tendrement Lily, en souriant. Ils se sont bien
trouvés, c’est vraiment cool.
-Connaîtrons-nous aussi un jour cette chance ??
-Oui je pense, certifia la rousse. Allez viens ou on sera en retard !
Elles se dépêchèrent de retrouver le groupe, qui attendait déjà devant
les portes du château.
-Vous en avez mis du temps ! Fit remarquer Sirius
-N’exagère pas, Sirius ! Ça fait que 5 minutes !
-Je plaisantais, Miss Paddington !
-J’espère bien ! Menaça Lily.
-Bon, comment on fait pour la sortie ?
-On reste ensemble les filles ? Demanda Fionna.
-Bien sûr !
-Bon ben je viens avec vous, mais il me semble que ça fera beaucoup un
groupe de cinq personnes…
-Oui je pense aussi ! S’exclama Sirius. Vous n’avez qu’à rester
ensemble, toi et Peter ! Proposa Remus.
-Oui pourquoi pas ! Conclut Pettigrew.
-Bon les groupes sont faits ? C’est impeccable alors ! Nous sommes
partis ! Lança joyeusement Alice.
Après avoir subit le pseudo interrogatoire de Rusard qui portait sur le
motif de leur sortie, chose tout à fait inutile, ils se séparèrent. Alice
raconta sa relation avec Franck, leur expliquant comme il était doux,
attentionné, drôle.. Parfait quoi ! Puis elle s’intéressa à leurs amours, qui
lui parurent apparemment très compliquées. Elle passait presque tout son temps
libre avec Londubat, la privant de ce fait de la présence de ses amies, chose
qui lui manquait. Elles arrivèrent enfin au petit village de Pré-au-Lard, et décidèrent
après quelques minutes de réflexion d’aller s’asseoir au « Trois
Balais », pour prendre une Bièraubeurre.
-Je croyais qu’on arriverait jamais, avec cette neige ! C’est incroyable
! Il y a au moins quarante centimètres !! S’écria Fionna, après qu’on leur ait
servi leur boisson.
-Oui moi aussi ! Ajouta la blonde au visage lunaire.
-Bon les filles, venons en aux choses sérieuses, annonça Lily, les yeux
pétillants de malice. En quoi pensez vous vous déguiser ??
-Sorcière ! S’exclama Alice.
-Moldue, même si je n’en connais pas, c’est pourquoi je compte sur vous
les amies ! Annonça-t-elle, en leur adressant un clin d’œil. Et toi ?
-Sorcière ! Mais vous avez déjà des idées ?? Moi oui, une sorcière du
moyen âge…
-Pareil ! Ajouta Alice
-Moi je sais pas... Une belle moldue plutôt sexy… J’aimerais beaucoup..
-Marilyne Monroe ! S’exclamèrent d’une même voix les deux autres sorcières.
-Comment est-elle ?
-Était-elle… Elle est morte.. Elle était blonde, sexy, grande avec
beaucoup d’allure, et plutôt glamour ! Gloussa Alice.
-Alors je vous demanderais de me montrer ce que je devrais acheter ! Déclara
Fionna, paniquée.
-Sans problème, on est là pour ça !!
-Merci les filles !
-Alors Alice, qui est la sorcière que tu as choisie ?
-Vous allez rire si je vous le dis …
-Non, dit !
-Ok … Helga Poufsouffle…
-C’est vrai ? S’étonna Lily.
-Ben oui..
-Mais c’est original, j’y aurais même pas pensé ! Mais c’est un petit
peu bizarre une gryffondor qui se déguise en fondatrice d’une autre maison …
-Ben notre fondateur était un homme je te rappelle ! Et le bleu ne me va
pas ! Il me restait que Poufsouffle !
-Il te restait, ou tu voulais ? Lança malicieusement Fionna.
-Euh …
-Tu voulais ! S’exclama Lily. Y’a pas de honte on respecte tes choix, et
moi je pense que ce choix est très bien.
-Merci Lily… Mais toi en qui vas-tu te déguiser ?
-Ah oui ! J’oubliais…
-Alors ?
-En reine Morgane !
-Je pense que ce personnage t’ira à la perfection ma belle ! Affirma
Fionna
-Oui, autant qu’Helga Poufsouffle me collera à la peau ! Ajouta Alice.
-C’est ironique ? Demanda Lily, sur un ton de défi
-Non, non je suis sérieuse !
-Tu as intérêt ! Lança Lily, en souriant.
Et toutes trois repartirent dans leur conversation du début de matinée…
Mais Lily coupa court à la discussion et leur proposa d’aller chercher un
magasin où elle trouverait ce qu’il leur conviendrait. Mais apparemment les
filles avaient du mal à se décider, c’est pourquoi il ne leur resta rapidement
plus qu’un seul choix.
-Je vous propose la boutique « Au tissu de Mage », c’est la
seule que vous n’avez pas proposée ! Et il n’y en a plus d’autres !
-Ok, va pour celui-là !
Les filles marchèrent pendant un petit moment avant d’arriver enfin à la
boutique d’habits. Lorsqu’elles y pénétrèrent, elles constatèrent que la
boutique était vieille et très petite, pourtant les habits semblaient neufs.
Soudain, une vieille femme, portant une robe violette foncée, sortit d’une rangée
d’habits. Elle avait les cheveux en tresse, des yeux d’un vert pâle, un visage
fin et des rides profondes marquaient son visage. Elle était toute petite mais
d’une élégance rare. Elle leur adressa un sourire avant de dire :
-Bonjour mesdemoiselles. En quoi puis-je vous aider ?
-Bonjour Madame, nous recherchons différents habits pour un bal déguisé.
-Dites moi ce dont vous auriez besoin.
-Pour nous deux, il nous faudrait des robes moyenâgeuses, Déclara Alice
en montrant Lily.
-En quoi allez-vous vous déguiser exactement ?
-Oh… Moi en Reine Morgane et mon ami qui se trouve ici souhaiterait
prendre les traits d’Helga Poufsouffle.
-Oh très bon choix… Pour Helga Poufsouffle je dois avoir une robe jaune.
Je peux y rajouter un peu de noir sans problème. Pour vous par contre N’importe
quel type couleur pourrait aller, mais vu vos yeux et vos cheveux j’opterais
plus pour cette robe-ci…
Elle leva sa baguette et aussitôt une robe sortit d’un rayon et vola
vers elle. Elle s’arrêta devant Lily et un miroir apparu : Lily pu alors
admirer la robe et elle en tomba directement amoureuse.
-Combien coûte-t-elle ?
-15 gallions.
-15 gallions ! S’exclama Lily. Certes elle ne manque pas de charme… Mais
ma bourse, elle, manque d’argent… Je ne pourrais pas acheter cette robe, étant
donné que je dois également m’acheter des chaussures.
-Ah, mais Miss, les chaussures sont comprises dans le prix !
-Vraiment ??
-Bien sûr !
-Dans ce cas là, je la prends ! Où puis-je l’essayer ?
-Attendez, vous n’êtes pas obliger de l’essayer ! Je peux simplement
prendre des mesures et la robe se modifiera en même temps.
-Si vous voulez…
La vieille femme prit la robe et la passa sur un mannequin présent dans
la boutique. Elle sortit un mètre de sa poche et le posa par terre. Puis elle
sortit sa baguette et dessina des cercles au-dessus du mètre, en marmonnant des
formules incompréhensibles. Soudain le mètre s’éleva et vint prendre les
mensurations de Lily. Puis la vieille couturière pointa sa baguette sur la robe
de Lily et se concentra. Le mètre passa sur la robe et un jet de lumière bleu
sortit de la baguette de la vendeuse avant de percuter la robe. Celle-ci était
intacte, mais il sembla aux trois jeunes femmes, que la robe s’était resserrée,
au niveau de la taille, et légèrement allongée. Puis la dame aux yeux vert pâle
attrapa la robe et la plia soigneusement avant de la mettre dans un grand étui
en carton qu’elle ficela. Le paquet semblait miteux, mais pourtant, il
renfermait un objet magnifique.
-Voilà Miss, votre robe est prête… Oh ! J’oubliais vos chaussures… vous
faites du …
-36, madame.
-C’est entendu.
La petite femme se dirigea vers ce qui semblait être l’arrière boutique.
Elle revint après une minute d’attente de la part des filles. Elle portait une
boîte et un rouleau de tissu de velours noir.
-Passons à vous Miss, annonça-t-elle
à Alice Paddington.
Alice s’approcha et la vieille femme recommença ses mesures. Puis elle
montra la robe jaune en mousseline à Alice, qui s’émerveilla devant ce vêtement
Elle lui montra qu’elle devrait rajouter du velours noir du bas de la taille
jusqu’à sa poitrine. Elle agita sa baguette et le tissu noir se coupa
magiquement et vint se fusionner à la robe. Puis la vieille femme partit
reposer son rouleau de velours et revint avec une longue cape en soie noire
dont l’intérieur était brodé de fleur de Lys jaune.
-Si vous le souhaiter, prenez cette cape avec, elle ira parfaitement
avec votre robe.
-Oui volontiers ! Le tout me coûtera …
-12 gallions, cape, robe et chaussures comprises.
-Marché conclu ! S’écria Alice, très enthousiaste.
-Parfait ! S’exclama la marchande, avant d’emballer sa robe de la même
manière que celle de Lily. Il ne nous reste plus que la demoiselle là-bas… Vous
aviez besoin de quelque chose ?
-Euh, oui mais je ne sais pas quoi… Mes amies, elles, le savent…
Alice expliqua en quoi Fionna voulait se déguiser… Ce qui rendit
perplexe la vieille sorcière, mais un sourire apparut alors sur son visage ridé.
Puis Lily expliqua tel type d’habits portait Marilyne.
-J’ai une robe un peu démodée, mais d’après ce que vous venez de me
dire, je vois comment me débrouiller.
Elle agita sa baguette en marmonnant quelque incantation inconnue des
jeunes sorcières. Un hologramme apparut alors dans les airs. Une robe rouge,
simple, longue, serré à la taille par un ruban qui ficelait la taille. Une robe
magnifique. Mais trop vieille.
-Alors ? Je peux la retoucher. Dites-moi comment ?
-En quelle matière est-elle faite ?
-Mousseline. Sauf les rubans qui sont en soie.
-Laissez la mousseline un minimum de mousseline et ajoutez de la soie
par-dessus, de la soie bordeaux. Pouvez-vous faire une paire de gants en soie également,
de longs gants, ordonna Lily.
-Oui je peux faire tout ça…
Elle donna un petit coup de baguette à son hologramme et il changea d’apparence,
devenant ce que Lily avait demandé.
-C’est superbe. Pourriez-vous enlever les bretelles ? Demanda poliment
Alice
-Oui, mais la taille devra serrer un peu plus.
-Pas de problème ! Elle est magnifique ! S’émerveilla Fionna.
-Sinon pouvez-vous mettre un peu plus de longueur sur cette robe ? Et
aussi quelques strass si vous voyez ce que c’est ?
-Oui ! Je suis peut-être âgée, mais je suis un peu l’actualité ! Railla
la vieille femme. C’est tout ce que vous désirez ? Les souliers … Des
chaussures à talons fins, rouges et vernies, cela ira parfaitement avec votre
robe. Une fourrure en renard blanc pour les épaules sera splendide… Si vous
acceptez ?
-Bien sûr !
-Je suis heureuse que quelqu’un les reprenne ! Je croyais ne jamais
pouvoir les vendre…Bien sûr, je vous ferais un prix dessus, puisqu’elle n’est
pas neuve…
-Pardon ?
-Oui ce fut ma première robe de bal, je l’ai portée une fois… Mais je n’ai
trouvé personne à qui la revendre, je ne voulais pas mourir avant de l’avoir
vendue…
-Oh, d’accord, je suis contente de vous rendre ce service alors ! Déclara
Fionna, amusée.
La vieille femme pris les habituelles mesures et alla dans l’arrière
boutique. Elle en revint, un paquet sous le bras.
-Ça vous fera 10 gallions, miss : Soit 37 gallions à vous trois.
-Voici votre argent. Merci pour tout !
-C’est moi qui vous remercie ! Ça fait toujours plaisir d’avoir des
clientes aussi agréables que vous. Bonne fin de journée à vous trois et bon bal
! S’exclama la vieille dame, un sourire affectueux aux lèvres
-Merci pour tout, Madame. Bonne fin de journée à vous aussi ! Dirent en
chœur les trois gryffondors.
Elle sortirent avec leurs emplettes sous le bras, ravie, à l’étonnement
des filles sur le chemin qui se demandaient si elles n’avaient pas trouvé leurs
paquets dans des poubelles…
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Les garçons, Remus, James et Sirius étaient directement allés au magasin
« Le vers à soie ».
Sirius voulait se déguiser en moldu, plus précisément en Napoléon
Bonaparte, un Empereur français, qui, d’après ce qu’il savait, avait eu la
folie des grandeurs… Le vendeur réussit à lui confectionner son costume, même s’il
mit du temps à comprendre ce que souhaitait le jeune homme. Le vendeur avait d’ailleurs
pesté contre les moldus, qu’il trouvait compliqué ! Remus lui acheta un habit
simple, enfin façon de parler, puisqu’il s’agissait de la réplique exacte du
costume de Nick-Quasi-Sans-Tête.
Arriva alors le tour de James… il avait lu un jour un livre qui parlait d’un
anneau que devait détruire une petite créature accompagnée de ses congénères, d’un
magicien, de deux hommes, d’un nain et d’un elfe. Il choisit de se déguiser en
l’elfe de ce groupe, un certain Legolas. Il arrangea le costume à son goût. Il
réclama un pantalon ample, en coton noir, qui puisse rentrer dans des bottes en
cuir marron. Il demanda également une chemise ample en soie, écrue, et une
veste couleur lie de vin, qui s’enfilait juste par les bras, mais qui se
fermait grâce à un ruban noué autour de la taille. Il souhaita aussi une cape
marron, en coton. Leurs achats terminés, ils se dirigèrent vers le bar « les
Trois Balais », mais James s’arrêta net en apercevant les filles sortir du
bar. Il expliqua à ses amis qu’il voulait voir où elles allaient pour savoir ce
qu’elles allaient acheter. Sirius voulut l’accompagner mais James, le lui
interdit. IL leur promit de revenir au plus et suivit discrètement les filles.
Il se cacha dehors et observa la scène qui s’offrait à lui. Quand il vit la
robe qu’allait porter Lily, il resta bouche bée d’admiration…
« Waouh ! Elle est déjà tellement belle, cette robe lui ira
parfaitement… Je trouve ce fichu pacte de plus en plus débile ! Je vais aller
lui parler un peu je crois, mais en revenant ce soir… Ou dans la semaine... On
verra », se dit James.
Il observa toute la scène et s’empressa de se cacher, lorsqu’elles se
dirigèrent vers la sortie du magasin. Puis il entra rapidement dans le magasin.
-Bonjour, jeune homme ! En quoi puis-je vous aider ? Demanda la sorcière
aux yeux pâles.
-Bonjour, Madame. Vous voyez la robe que vous venez de vendre à la jeune
femme aux cheveux auburn et aux yeux verts ?
-Oui je visualise parfaitement cette robe…
-D’accord…
-Pourquoi ?
-Parce que j’aurais besoin que vous m’aidiez…. Déclara James, d’un air déterminé.
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James retrouva ses amis après avoir acheté une paire de bottes « Au
Tissu de Mage ». Il lui demandèrent
pourquoi il avait suivi les filles mais il ne leur répondit jamais et les
ignora. Par contre, James leur raconta exactement la scène qu’il avait vue, les
différents costumes que le groupe de Lily avait achetés. Après leur discutions,
durant lesquelles ils burent du Whisky pur Feu et pur Malt, ils quittèrent le
pub, et allèrent acheter des bonbons chez Zonko. En sortant, ils croisèrent l’un des aurors
les plus connus de Grande-Bretagne, Alastor Maugrey, qui leur ordonna de
retourner à Poudlard : en effet, il était déjà 16h00 et la nuit allait
commencer à tomber. En arrivant dans le parc de Poudlard, James interpella ses
amis.
-Sirius, Remus, m’attendez pas, je dois passer vite fait à la volière,
pour envoyer quelque chose au plus vite.
-Ok ! A tout à l’heure ! Lui répondit Remus, précipitamment avant que
Sirius ne pose trop de question.
Remus entraîna Sirius de force et James courut jusqu’à la volière. Arrivés
dans le grand hall du château, Remus s’arrêta et Sirius le regarda, énervé.
-Pourquoi tu ne m’as pas laissé parler tout à l’heure ?
-Parce que tu aurais encore demander à James pourquoi il allait à la
volière !
-Et alors ? Pourquoi il ne nous le dit pas ? Il nous cache quelque chose
?
-Peut-être ! Mais s’il ne nous en a pas parlé c’est que cela ne nous
concernait pas ou qu’il ne voulait pas en parler ! Il faut réfléchir parfois,
Patmol !
-Mouai… grogna Sirius, déçu de ne pas avoir pu en savoir plus…
-Allez, au lieu de faire la trogne, tu veux que je t’aide pour ton
devoir de potion ?
-Volontiers, Lunard ! Accepta Sirius.
Et ils montèrent jusqu’à leur salle commune où ils travaillèrent sur les
antidotes, après avoir déposé leurs achats dans leur dortoir. James arriva une
demi-heure plus tard, la mine réjouie, chose qui n’était plus arrivé depuis un
petit moment.
-Ah te voilà enfin Cornedrue ! Alors tu faisa… Humph, s’étrangla Sirius,
lorsque Remus lui envoya un coup de coude violent dans les côtes.
-Tu veux travailler sur les différents types d’antidotes avec nous James
? On commence à peine ! Proposa Remus, qui fit comme si de rien n’était.
-Ouai, pourquoi pas ! J’arrive, je vais simplement poser mon costume
dans ma malle.
Remus et Sirius se lancèrent des regards assassins, lorsque James eut
tourné le dos. Le brun aux lunettes redescendit après 3 minutes, de l’encre,
une plume, des parchemins et son « Manuel de Préparation Avancée de
Potion » sous le bras. Il s’assit près de ses amis et commença à
travailler, en cette fin de samedi d’après-midi.
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Lily, Alice et Fionna étaient rentrées une heure avant les maraudeurs.
Elle parlait de leurs acquisitions, qu’elles avaient, soit dit en passant, déjà
déballés pour les admirer, et de la façon dont elles se coifferaient la semaine
prochaine pour le bal. Alice demanda délicatement à Lily si elle avait des
nouvelles de sa mère, mais elle lui répondit que non. Fionna passa vite à un autre
sujet pour éviter de rappeler des souvenirs un peu trop douloureux à leur amie.
Mais elles sursautèrent en même temps lorsqu’elles entendirent quelqu’un frappé
à une fenêtre… Quelqu’un non, impossible : quelque chose !
Un hibou des marais se trouvait dehors, et semblait bizarrement en colère…
Cela était peut-être du au fait que les trois filles le regardaient sans le
laisser entrer.
Fionna s’empressa alors d’ouvrir la fenêtre et le hibou s’engouffra
rapidement dans le dortoir des filles, se posa sur le lit de Lily et y déposa
son chargement, avant de repartir aussi vite qu’il n’était venu. Les filles se
précipitèrent sur la livraison, pour savoir de qui cela venait. Un seul mot se
trouvait joint et on pouvait y lire « Pour Lily, le soir du bal… ».
Une fleur de Lys était accrochée au petit paquet de kraft brun.
-Ouvre Lily ! S’impatienta Fionna.
-Vous êtes sûres ?
-Ben oui !
-Et si c’était un piège ?
-Mais non ! Aucun risque, les lettres sont surveillées !
-Une mauvaise farce ?
-Ou simplement un cadeau ! S’emporta Alice.
-Discute pas et ouvre ! Protesta Fionna.
-Ok…
Lily ôta le kraft et trouva un étui usé et allongé noir. Elle l’ouvrit.
Un splendide collier se trouvait à l’intérieur. Un collier de petites perles
nacrées, avec un pendentif accroché représentant une fleur de Lys. Au centre de
cette fleur se trouvait une émeraude scintillante. Lily, n’en revenait pas : ce
collier devait valoir une fortune ! Mais qui pouvait lui envoyer un cadeau de
cette valeur ??Elle ne le savait absolument pas… Mais elle fut émerveillée.
-Eh ben dis donc !! Y’en a qui ont de la chance ! S’exclama Alice,
admirative devant le pendentif.
-Je te le fais pas dire ! Y’a un gars qui est vraiment accro à toi, p’tite
Lily !
Cette phrase fit tilt aux oreilles de la rousse. Un seul homme pouvait
tenir autant à elle au point de dépenser autant d’argent… Un seul homme tenait
autant à elle au point de mourir pour elle...
-James… souffla-t-elle, attendrie.
Il fallait qu’elle lui parle et vite. Rompre ce pacte stupide, arrêter
leurs chamailleries inutiles et surtout lui parler pour avoir confirmation que
ce qu’elle venait de recevoir était belle et bien un cadeau de lui.
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