

Disclaimer : Tout appartient à JK ROWLING, sauf une grande partie de l'histoire et deux personnages, Fionna Papillionis et Apolline Jorgensen.
Public : Tout public.

Les six étudiants regardaient le sorcier s’agiter pour protéger son bar des mages noirs. Mais le barman s’arrêta et les regarda, semblant essayer de résoudre un dilemme…
Tous se regardaient, ne sachant que faire. Ils se trouvaient debout, Fionna blottie dans les bras de Remus, Lily, tenant la main de James et Apolline tenue par les épaules, par Sirius. Un silence pesant s’était installé dans le bar. Abelforth regardait par la fenêtre. Il semblait vraiment préoccupé. D’un coup, il parut avoir trouvé la solution à son problème…
- Je vais vous demander de rester ici ! Je dois aller aider dehors ! Annonça-t-il de sa voix grave.
- Mais on va tout de même pas rester là !!
- Si, ou alors non… Dit-il, une lueur de mystère, brillant dans ses yeux bleus foncé. Vous savez transplaner ? J’ai empêché l’entrée, ainsi que la sortie de personnes dans ce bar. Il vous sera donc impossible de revenir ici si vous sortez… Mais il y a un moyen de sortir : le transplanage ! Rendez-vous à Poudlard, ou restez sagement ici ! Aboya-t-il, avant de disparaître dans un crack sonore.
-Il croit qu’on va rester ici, passif ?? S’emporta Lily. Il y a Alice, Franck, Peter et son amie chez madame Pieddodue ! Il faut aller les aider ! Alice ne sait pas transplanter !
- Mais tu es folle Lily, on va se faire attaquer ! Lança Sirius.
- Alors on se défendra ! Un peu de courage voyons ! Qui sait transplaner ?
- Moi ! Lança Apolline. Sirius aussi il me semble.
- Oui, mais je ne te l’avais pas dit pourtant ! S’étonna Sirius.
- Toi non, mais tes groupies n’arrêtent pas de raconter tous les petits détails de ta vie même les plus insignifiants !
- Vous arriverez à nous faire transplaner ? S’inquiéta James.
- Bien sûr ! Remus, Fionna, allez avec Apolline. Moi j’emmène Lily et James.
Quelques minutes après, le groupe atterrit dans les rues de Pré-au-Lard. Lily se mit à courir en direction du bar de Mme Pieddodue. James la suivit. Arrivés à l’intérieur, ils virent les élèves encore attablés. Lily monta sur une table libre et cria :
- Évacuation d’urgence ! Sortez et suivez le préfet gryffondor ! Lança-t-elle. Si d’autres préfets sont dans cette salle, qu’ils forment de petits groupes, mais surtout, allez au plus vite à Poudlard ! Nous sommes en danger…
Les bruits cessèrent mais les élèves ne bougèrent pas. Ils la regardaient, se demandant si cela n’était pas une blague. Seuls Peter, Gwen, Franck et Alice se levèrent pour rejoindre Lily et James.
- Que se passe-t-il ? Demanda précipitamment Peter.
- Les Mangemorts sont ici, il faut partir, répondit aussitôt James.
Ils le regardèrent sans savoir si cela était une blague ou non. Mais toutes leurs interrogations prirent fin lorsque Albus Dumbledore entra essoufflé dans le bar.
-Que tout le monde sorte, dans le calme, sans poser de questions. Vous saurez tout ce soir ! Pour l’instant, je vais vous demander de suivre vos préfets qui vont vous raccompagner jusqu’à Poudlard.
Il les regarda sortir, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le groupe des maraudeurs…
-Je vous croyais à la tête de sanglier…les réprimanda Dumbledore. Je vais vous demander de retourner à l’école, comme les autres !
Ils l’écoutèrent et sortirent. Mais une fois dans la rue, un spectacle effroyable s’offrit à eux : les Mangemorts, des sorciers et des aurores menaient un combat sans merci. Un homme gisait au milieu de la rue… Des yeux gris, des cheveux noirs… Regulus… Lily courut jusqu’à lui. Une étrange sensation lui tiraillait le ventre.
-Lily, on doit retourner au château !! Où vas-tu ? Hurla James, qui partit à sa suite.
Mais Lily ne voulut pas qu’il en soit ainsi : elle arriva devant le corps de son ami.
- Regulus, Regulus !!!
En entendant le nom de son frère Sirius se figea.
- Peter, Apolline, Gwen, retournez à Poudlard !
- Nous on reste ! Lança Franck.
- On doit juste prendre Regulus.
- On ne sait jamais.
Peter et les deux filles s’en allèrent rapidement vers l’école, tandis que Alice, Franck et Sirius rejoignait James, Lily et Regulus.
- Lily, comment va-t-il ? S’inquiéta Sirius.
- Il respire mais il semble être dans un sale état, répondit-elle anxieuse. On doit le ramener au plus vite à l’infirmerie.
- Je le porte ! Proposa Sirius.
Il le mit sur ses épaules et commença à avancer, suivit par Alice et Franck. Lily ne bougea pas : elle regardait Sirius s’éloigner avec Regulus. James le remarqua. Mais il voyait qu’elle avait peur.
- Allez vite Lily on est pas en sécurité ici. Il s’en sortira, mon amour.
Elle le regarda et lui sourit mais son regard trahissait son inquiétude. Ils commencèrent à suivre les autres, quand, soudain, une silhouette se matérialisa derrière Sirius, dans un crack sonore. Cette silhouette semblait être celle d’une femme, dont la tête était encagoulée; elle portait une longue robe noire. Une Mangemort.
- Stupéfix ! Lança Alice.
Mais elle se retourna et évita le jet de lumière.
- Sang impure ! Hurla la femme. Tu vas payer ton affront !
En entendant cette voix, Sirius se retourna. Il la connaissait et la haïssait…
- Bellatrix ! Espèce de folle !
- Traître à ton sang, lâche mon cousin ! Hurla la jeune femme. Tu paieras !
Mais avant que Bellatrix ait pu attaquer Sirius, Franck l’avait désarmée.
- Londubat… Tu as la même tête que ton frère… Mais vous allez payer le Maître arrive…
Sur cette phrase elle se jeta sur sa baguette et se volatilisa.
- On devrait y aller… Je crains que nous soyons vraiment en danger cette fois-ci… conseilla Sirius.
- Part en courrant Sirius. On te suit et on protège tes arrières !
Le gryffondor se hâta, son frère sur ses épaules. Mais soudain le ciel s’assombrit et la Marque des Ténèbres apparut. Lily se retourna et remarqua que tous même Dumbledore avaient levé la tête pour regarder ce présage de mort. Pendant ce court instant d’inattention, deux Mangemorts s’étaient approchés de Dumbledore, qui constata rapidement leur présence, avant de se lancer dans un combat acharné. Sirius avait continué sa route mais Lily n’avait pas daigné bouger. James avait donc pris la décision de rester avec elle, tout comme Alice et Franck.
- Vieux fou ! Hurla la voix de la femme qui les avait attaqués auparavant.
- Bellatrix, se pourrait-il que tu sois sous ce masque ? Demanda doucement le mage.
Mais la dite Bellatrix et l’autre Mangemort lancèrent un sort en même temps, qui manqua de peu, d’ailleurs, le directeur. Aucun des quatre Gryffondors n’avaient osé bouger.
Mais soudain le tableau qui se déroulait sous leurs yeux s’obscurcit de nouveau, lorsque une forme noire se matérialisa. Une ombre… Non, un homme… Ou les deux. Ce qui est sûr c’est que cet être portait une longue robe noire. Dumbledore ne le vit pas apparaître.
Ce sorcier leva sa baguette, prêt à lancer un sort sur le magicien qui combattait. Lily considérant ce geste comme de la lâcheté venant de cet « homme », se força à le faire pour sauver le directeur.
-Stupéfix ! Hurla-t-elle.
Alice poussa un petit cri de surprise et Dumbledore se retourna rapidement, alors que les deux Mangemorts venaient de s’enfuir. La voix de Lily l’avait surpris.
Dumbledore regarda l’homme à la fois surpris, mais surtout d’une façon menaçante.
- Je vois que tu ne perds pas tes habitudes, Tom… lâcha froidement Dumbledore qui le menaçait de sa baguette.
Le dit Tom se mit à rire. Un rire qui glaça le sang des quatre Gryffondors. Mais s’il riait, cela signifiait que le sort de Lily n’avait pas marché.
- Permets moi, Dumbledore de voir à qui je dois ce piètre sortilège… J’aime voir mais adversaires, même les plus faibles…
L’homme se retourna. Lily retint un hurlement de frayeur. Il avait une face allongée, mais plate. Son teint pâle faisait ressortir ses yeux entièrement rouge, que seule une fente, telle la pupille d’un serpent, venait rompre. Ses yeux exprimaient une folie démesurée, et sa bouche, dépourvue de lèvres, se fendait en un sourire mauvais. Son nez était inexistant, seules deux fentes servaient de narines à cet homme. Sa face de serpent était vraiment terrifiante, et Lily sut par intuition à qui elle avait à faire. Lord Voldemort se tenait devant elle.
-Tu as du courage, mais ta puissance est minime comparée à la mienne.
A ces mots, James, Alice et Franck prirent leur baguette en main et les pointèrent en direction du Seigneur des Ténèbres.
- Un Duel… Quatre contre un, est-ce équitable ?
-Tom ! Gronda Dumbledore. Je crois que c’est à moi que tu en veux ! Laisse ces enfants en dehors de nos histoires !
- Mais notre destin les concerne tous, Dumbledore, car si tu meurs, qui les protègera ?
Voldemort fendit les airs de sa baguette, avec une rapidité hors du commun, et une sorte d’onde en sortit, onde que Dumbledore ne perçut pas assez vite, et qui le percuta, l’envoyant une dizaine de mètres plus loin.
- Partons vite ! Murmura James, assez fort de manière à ce que les trois autres l’entendent.
Mais leur action fut très vite stoppée.
- Ne partez pas, voyons ! C’est à nous ! Dumbledore ne vous a pas enseigné les bonnes manières ? Siffla le mage noir, aussitôt après la tentative de fuite des 4 jeunes sorciers.
Les quatre gryffondors n’eurent pas le temps de fuir que Lord Voldemort avait levé sa baguette vers le ciel et qu’un dôme opaque et noir venait de les encercler. Ils se regroupèrent, sous le rire sadique et froid du Lord, un rire qui glaça le sang des jeunes gens.
- Je vois en toi une grande rage, elle m’est destinée… Tant d’égards me touche ! Railla l’homme de sa voix suraiguë. Hum, une Sang-de-Bourbe ! Estime-toi heureuse, tu mourras de la main de Voldemort en personne ! Tu feras partie des privilégiées !
Lily n’aimait pas cette sensation : elle se sentait comme dénudée. Le seul moyen qu’il arrête de lire en elle serait de l’aveugler… Lumos pourrait être utile.
-Tu crois que tu t’en sortiras en me lançant un sortilège de lumière ? Ricana Voldemort.
Lily profita de ce court monologue pour trouver une échappatoire.
-Alice, Franck, sortez de ce dôme, trouvez un moyen de vous sauver ! Chuchota la rousse.
-Pauvre folle ! C’est de la magie noire ! Personne ne peut le détruire, à part moi ! Vous ne sortirez pas sans mon consentement ! AVADA KEDAVRA ! Hurla l’homme, dont la face de serpent se déformait sous la folie.
James se jeta sur Lily, pour la protéger, et l’éclair vert toucha uniquement la cape de James, laissant uniquement un trou pour souvenir. Alice et Franck se précipitèrent devant James et Lily, pour les protéger. Ils se trouvaient encore à terre, un peu secoués. James se trouvait sur Lily, il la regarda quelques secondes et lui fit un petit sourire.
- Merci James ! Gémit la jeune fille.
- C’est normal. Allez, lève toi ! Il faut les aider !
Il se releva rapidement et aida la jeune femme à se mettre debout, avant de replacer ses lunettes. Lily regarda le dôme, puis fronça les sourcils.
- Je désire un protecteur… souffla-t-elle.
- Pardon ? Marmonna James, qui se demandait si Lily avait entendu ce qu’elle venait de dire.
- Oui, c’est cela, il faut essayer… Je désire un protecteur… Tu as fait du latin James ? Demanda doucement Lily.
- Oui, bien sûr quelle question ! Mais je…
- Traduis dans ta tête… le coupa-t-elle.
- Je désire… Expecto… Un protecteur… patronus… Patronus ! Murmura-t-il, alors qu’il venait de comprendre où Lily voulait en venir…
- On doit leur dire d’essayer… Ils peuvent franchir le dôme si Dumbledore les voit il saura que nous sommes encore en vie.
Pendant ce temps, Franck et Alice avaient mené un rude combat avec Voldemort. Alice avait une balafre sur la joue qui saignait abondamment et Franck semblait avoir le bras gauche déboîté vu la façon dont il pendait. Lorsque l’homme à la face de serpent vit que James et Lily arrivait en renfort, il disparut. James en profita pour aider ses camarades.
- Vous êtes aptes à lancer un Patronus ? Demanda James, très bas, et très vite.
Alice et Franck hochèrent la tête, pour acquiescer.
- Lorsqu’il apparaîtra, Alice et moi lancerons nos Patroni sur le dôme, tandis que toi et James les lancerez contre Voldemort, pour le perturber ! Ordonna Lily, en regardant Londubat.
- Mais… protesta Franck
- Aies confiance ! Ne pose pas de question ! On n’a rien à perdre et tout à y gagner… Enfin j’espère, précisa la rouquine.
Ils se placèrent en rond, dos à dos, baguettes en main, prêt à mettre leur plan en œuvre. Il ne réapparaissait pas, mais soudainement, sa voix sifflante retentit.
- Je dois dire que votre bravoure semble surmonter votre peur ! Je vous admire, et je pense que ce sera un honneur de vous détruire. Mais je dois bien dire que ce petit jeu m’agace profondément ! Alors terminons en rapidement !
Le mage se matérialisa enfin, mais avant qu’il n’ait pu lancer le sortilège de la mort, les voix des quatre gryffondors avaient hurlé :
- EXPECTO PATRONUM !
L’effet de ces quatre sorts identiques, invoquant pourtant des Patroni différent, étaient inouï. Les baguettes crachaient des fils argentés et laissaient échapper une lumière argentée très douce et pourtant si aveuglante. Lord Voldemort recula d’un pas en voyant le coq argenté de Franck et le kneazle de James lui courir dessus. Ils se mirent à tournoyer autour de Voldemort, le privant de toute visibilité possible. Au même instant, l’okapi d’Alice et l’écureuil de Lily allèrent se fracasser contre le dôme avant de réussir à le franchir, en provoquant une sorte de roulement de tonnerre. Le dôme sembla s’affaiblir… Soudain Lily se rendit compte qu’il était devenu translucide. Elle apercevait Dumbledore au dehors.
Le directeur semblait prononcer des formules dans une langue incompréhensible, sa baguette dirigée sur la cage obscure. Soudain, une boule d’un blanc nacrée se forma juste au bout de la baguette magique de Dumbledore, qui se concentrait de plus en plus, ce qui n’avait pour effet que d’amplifier la taille de la boulle nacrée qui devenait très lumineuse. Lorsqu’elle eut atteint la taille d’un œuf de dragon, il tint sa baguette comme une dague et la planta dans le dôme.
Voldemort, toujours occupé, à se défaire des Patroni, au nombre de quatre à présent, ceux de Lily et d’Alice ayant rejoints ceux des deux autres jeunes hommes, ne vit pas que Dumbledore venait de s’attaquer à son œuvre.
La cage de ténèbre fut recouverte par la lumière nacrée qui sembla absorber les Ténèbres qui retenaient prisonniers les jeunes gryffondors. Le dôme n’était plus.
- Passez derrière moi, vite ! Gronda Dumbledore.
Dumbledore rangea sa baguette et s’inclina devant Voldemort et les patroni.
- Patroni, Protego Quattuor Magi !
Aussitôt Dumbledore se redressa, baguette levée, faisant face à Voldemort, enfin libéré des Patroni.
- Tom, maintenant, permets moi de t’affronter…
- Une autre fois, je serais enchanté de te tuer… mais là, j’ai d’autres choses à terminer… Avada Kedavra ! Siffla l’homme au visage pâle et plat.
Mais Dumbledore esquiva le coup et lança une sorte d’éclair violet, qui forma un trou impressionnant à l’emplacement où Voldemort se tenait quelques instants avant de prendre la fuite. Les Mangemorts, qui étaient restés pour se battre, prirent également leurs jambes à leur cou, en voyant leur maître s’éclipser.
Dumbledore fixa pendant une bonne minute le trou, qu’il venait de faire, avant de s’adresser aux jeunes sorciers, sans pour autant les regarder.
- Restez là ! Non retournez au château cette fois-ci ! Et c’est un ordre. Je vous demanderai également de vous présente ce soir à mon bureau… le mot de passe est Fidelitas. Je ne vais pas vous retenir. Alastor, appela Dumbledore, veuillez raccompagner ces jeunes gens au château, je vous prie.
Le dénommé Alastor s’approcha : Il avait une jambe en bois et un faux œil magique de couleur bleu électrique. Des cicatrices jonchaient son visage.
- Suivez moi, et vite ! Nous devons toujours faire preuve d’une Vigilance Constante ! Maugréa le dit Alastor.
Arrivés au château, l’auror marmonna une phrase que les gryffondors entendirent : « Inconscients ! Affronter un mage noir ! A quoi pensent ces gosses ! » .
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Depuis l’après-midi, aucun des quatre qui avaient défié Voldemort ne parlèrent. Ils restèrent dans leur salle commune sans un mot. Lily avait appris par Sirius, que Regulus ne pourrait recevoir de visites qu’à partir du lendemain. Il était toujours inconscient et dans un piteux état. Sirius semblait touché, mais il ne voulait pas que cela se voit, c’est pour cela qu’il faisait tout pour montrer que tout allait, même si ces tentatives semblaient vouées à l’échec.
Alice et Franck avaient été soignés par Pomfresh immédiatement après le retour de Pré-au-Lard.
A 20 heures, ils descendirent, toujours en silence, jusque dans la grande salle. De nombreux élèves parlaient et déformaient les faits. Certains racontaient des combats héroïques qu’il n’avaient jamais vécus, à des élèves de première année, d’autres racontaient la mort de personnes n’ayant jamais existé : Voldemort avait peut être engendré la peur chez tout le monde, mais il avait apparemment aussi permis le développement de l’imagination des jeunes sorciers !
Tous s’assirent et tandis que les conversations allaient bon train, Dumbledore se leva.
-Chers élèves, je me vois obligé de vous déranger pendant cinq minutes pour mettre la situation au clair. Cette sortie à Pré au Lard, qui devait être la sortie de St Valentin est tombée à l’eau. Des Mangemorts ont attaqué Pré-au-Lard ! Cette attaque signifie donc que Rien n’est vraiment sûr en dehors de Poudlard : pour cette raison, il n’y aura plus de sorties avant la prochaine rentrée…
De longues plaintes se firent entendre dans la salle, mais Dumbledore les couvrit de sa puissante voix.
- Je ne dis pas que ceci amusera quelqu’un ! Au contraire ! Mais Voldemort ayant été présent, je préfère prendre mes précautions. Certains de vos camarades ont du l’affronter pour me venir ne aide, alors que je leur avais demandé de partir au château. Pour leur désobéissance et leur inconscience je leur enlève 20 points chacun… Mais leur bravoure et leur ingéniosité leur rapporte 50 points chacun ! Merci à eux, ajouta doucement Dumbledore en fixant Lily.
Bon eh bien, je vous souhaite à toutes et à tous un bon repas, toutes ses péripéties m’ont ouvert l’appétit !
- Mais pourquoi vous l’avez attaqué ? Demanda Sirius, incrédule. Vous êtes vraiment mala…
- C’est bon Sirius ! On t’en parlera plus tard ! Le coupa James, un tantinet agacé.
Le repas se termina dans le silence, Alice, Franck, Lily et James se demandaient vraiment ce qu’allait leur dire Dumbledore.
Le dîner achevé, ils montèrent les marches menant jusqu’au bureau de Dumbledore.
- Fidelitas ! Lança Alice.
- Et Tortillas ! Maracas ! Veracrasse ! Couina une voix bien connue…
- Peeves ! Dégage, on n’a pas le temps de s’amuser avec toi !
Ils grimpèrent l’escalier très rapidement pour éviter que l’esprit frappeur ne continue de les déranger. Avant qu’un des quatre n’ait eu le temps de frapper à la porte du bureau du directeur, elle s’ouvrit seule.
- Entrez, je vous en prie !
Ils s’exécutèrent et s’approchèrent du bureau où était assis le directeur.
- Oh je pense qu’il n’y aura pas assez de place…
Il leva sa baguette et après avoir effectué de petits gestes, trois chaises apparurent à côté de celle déjà présente. Ils s’assirent, toujours en silence.
- Je vais aller droit au but ! Ce que vous avez fait était vraiment irréfléchi. Avez-vous pensé une seule seconde aux conséquences de vos actes ? Vous auriez pu vous faire tuer !
- Mais monsieur ! Vous-Savez-Qui allait vous attaquer ! Répliqua Lily, sous les yeux effarés de ses amis.
- Lily, la peur d’un nom de fait que renforcer la peur de la chose elle-même : appelez chaque personne et chaque chose par son nom. Voldemort est un être comme tout le monde, quoique… Ma vie est moins importante que les vôtres ! Je ne vais pas vous ménager : Voldemort sait à présent qui vous êtes, et il ne vous oubliera pas. Vous lui avez résisté, il aime ça. Si un jour il vous recroise, soyez sûr qu’il ne vous ignorera pas ! Cependant, je dois avouer, que vous m’avez aidé. Je vous dois la vie en quelque sorte, miss Evans. Je ne pensais pas que vous puissiez sortir de ce dôme, puisque moi-même n’arrivais pas à le détruire. Qui a eu l’idée d’utiliser des patroni ?
- Lily, dit James. Elle a pensé que comme la magie noire ne pouvait rien contre eux, qu’il était peut-être possible qu’il puisse franchir le dôme et brouiller Voldemort.
- Très ingénieux ! Vous êtes pleine de ressource, Miss Evans. Je n’aurais jamais pensé à ceci… Comme quoi, mon intelligence peut me faire défaut. Je dois dire que vous venez de faire preuve d’une bravoure exceptionnelle. Peu de gens de votre âge auraient osé l’affronter.
- Monsieur puis-je vous poser une question ? Demanda Franck.
- Vous venez de le faire, mais vous avez le droit de recommencer.
- Pourquoi avez-vous appelé… Voldemort, Tom ?
- Oh ! Parce que c’est son prénom !
- Pardon ? Mais comment le savez-vous ?
- Parce que je fus son professeur… Tom Jedusor. Un élève brillant, mais très froid et distant. Ils savaient charmer les gens. Mais cela n’a jamais marché avec moi. Mais ce nom Tom lui rappelle de mauvais souvenir et sa condition humaine banale… ce que Voldemort ne souhaite pas. Je pense que notre conversation a quelque peu dérivée. Je termine.
Vous venez de faire preuve d’une grande fidélité envers moi, en affrontant Voldemort. Accepteriez-vous de vous joindre à moi après votre 7° année, pour m’aider à le traquer… L’Ordre du Phénix… J’ai besoin de personnes fiables et motivées. Vous avez le courage en plus.
- Pour moi c’est d’accord ! Lança fièrement James Potter.
- Pour moi aussi, ajoutèrent Alice et Lily d’une même voix.
- Franck ?
- Je …
- Votre mère n’en serait que plus fière ! L’exploit d’aujourd’hui lui sera relaté.
- Alors j’accepte.
- Parfait. Vous pouvez partir ! Bonne nuit à vous quatre.
- Merci, pareillement, répondirent poliment les gryffondors.
Lily allait sortir, quand soudain…
- M’attendez pas ! J’ai oublié quelque chose. Monsieur, excusez- moi, mais j’ai une dernière question…
- Allez-y Lily.
- Tout à l’heure, pour détruire l’espèce de bulle obscure, comment avez-vous fait ?
- Depuis tout à l’heure, j’ai fait des recherches, cette bulle comme vous dîtes, s’appelle la Cage des Ténèbres, c’est un sort de magie noire très puissant. Je sais désormais le contrer…
- Mais si vous ne saviez pas comment le détruire comment avez-vous fait…
- Votre patronus et celui de miss Paddington ont affaibli le dôme… Jusque là rien n’avait été trouvé pour percer cette cage… Maintenant je sais comment faire…
- Quel était le sort que vous avez lancé ?
- Un puissant sort de l’Ancienne Magie…
- L’Ancienne Magie ? Quel est-ce sort ?
- Il me semble que vous avez un livre à ce sujet… Cherchez dedans, vous trouverez… Bonne nuit Miss Evans ! Lança malicieusement Dumbledore.
Lily sortit à contrecœur. Ce soir, elle allait devoir chercher ce sortilège….
&&&&&&
Les faibles rayons du soleil perçaient déjà par la fenêtre. Lily ouvrit doucement les yeux… elle s’était endormie sur le canapé de la salle commune, son livre traitant de l’Ancienne magie sur les genoux. Elle avait dû s’assoupir alors qu’elle lisait le livre, emportée par la fatigue. Elle n’avait pas encore trouvé ce qu’elle cherchait. L’horloge dans le coin de la salle indiquait 7 h 37. C’était un dimanche et elle devait être la première levée. Elle referma son livre et alla le ranger très discrètement pour ne pas déranger les autres. Puis elle partit se laver et s’habiller rapidement : une idée venait de germer : elle irait voir Regulus, pour prendre de ses nouvelles.
Elle se rendit donc à l’infirmerie, avec la ferme intention de voir son ami. Mme Pomfresh ne semblait pas être encore levée… Elle marcha sur la pointe des pieds, et aperçu enfin Regulus. Il se trouvait sur la droite, réveillé, et regardait par la fenêtre. Lily remarqua qu’il était torse nu, un bandage autour de sa poitrine.
- Regulus ! Souffla Lily, un grand sourire aux lèvres. Oh je suis contente que tu sois réveillé !
Elle accourut vers le jeune serpentard, lui planta un bisou sur le front et le serra contre elle.
- Aïe ! Gémit le vert et argent. Moi aussi je suis content de te voir, répondit-il faiblement.
- Qu’est-ce que tu as ? J’ai eu une peur bleue quand je t’ai retrouvé par terre hier…
- C’est toi qui m’as trouvé ? S’exclama le jeune homme.
- Oui ! Bellatrix nous a attaqués ensuite pour qu’on te relâche. Mais on n’a pas cédé ! Puis après on a du affronter Voldemort pour aider Dumbledore. J’ai cru que je ne te reverrais plus ! Mais on a réussi à sen sortir !
- Doucement, Lily, je comprends plus rien ! Je viens de me réveiller y’a cinq minutes !
Lily fit le récit détaillé de leur après-midi : elle lui raconta les moindres détails de la bataille, du repas du soir et bien sûr de sa discussion avec Dumbledore.
- Lily, franchement tu m’épateras éternellement ! Je ne dis pas qu’affronter Voldemort n’est pas un acte un peu fou, mais je n’aurais jamais ton courage et surtout ta gentillesse. Tu aurais pu me laisser là-bas.
- Mais pourquoi étais-tu inconscient ?
- Oh… Je… ne sais pas.
- Tu mens ! Le réprimanda la rousse.
- Non ! Rétorqua le beau jeune homme, aux iris gris, qui tourna la tête.
- Alors pourquoi fuis-tu mon regard ?
- Ok… Bon, en fait c’est Bellatrix, ma cousine. Elle m’a attaqué, car je ne voulais pas la suivre…
- Oh… juste pour ça ? Enfin je veux dire, que c’était la seule raison ?
- Ouai, répondit-il hésitant.
- Quelle est l’autre raison ? Insista Lily, curieuse.
« Elle voulait t’attaquer, parce qu’elle a vu que je te suivais en maugréant contre ce Potter… parce que je t’aime, et qu’elle l’a remarqué ! Se dit-il intérieurement. »
- Regulus ?
- Parce qu’elle voulait attaqué des étudiants, et que je l’en ai empêché…
- Vraiment !? S’étonna la femme aux yeux émeraude. Toi qui dis ne pas avoir de courage, tu te trompais ! C’était très courageux de ta part !
Elle l’embrassa sur la joue, en signe de félicitations. Pour une fois, elle remarqua, qu’il ne portait pas de parfum, mais cela ne la dérangeait pas. Regulus, aurait aimé inventer un tas d’histoires héroïques rien que pour sentir le contact des lèvres de Lily sur sa peau. Mais il ne fallait pas. Non que ça lui déplaise, mais simplement parce qu’il lui mentirait et s’enfoncerait de plus en plus dans ses illusions.
- Tu sortiras quand ?
- Miss Evans ? Que faites-vous là à cette heure !! Sortez d’ici ! Immédiatement ! Ce jeune homme à besoin de repos ! Il n’aura le droit de recevoir des visites qu’à partir de lundi midi ! Je le garde sous surveillance jusqu’à mardi soir !
Lily se pencha, embrassa Regulus vers l’oreille, en lui murmurant rapidement un « à ce soir », puis se releva, tourna les talons et s’en alla vers sa salle commune.
&&&&&&
Dans la soirée, alors que Lily allait à la bibliothèque, elle entendit une voix doucereuse derrière elle.
- Encore vivante à ce que je vois !
- Bonsoir Severus ! Répondit Lily, en feignant de n’avoir rien entendu.
- Dommage que les Mangemorts soit si incompétents pour éliminer la vermine.
- La Vermine … les Mangemorts c’est cela ? Répondit froidement Lily.
- Non je parlais des Sang-de-Bourbe, Evans !
- Bon écoute, je n’ai pas de temps à perdre sur des bêtises telles que la pureté du sang. Je dois aller travailler, puis passer voir Regulus !
- Ne l’approche plus ! Il ne parle plus que de toi ! Tu lui gâches son avenir…
- Quel avenir ? Servir ce cinglé de Voldemort, c’est un avenir ? C’est la mort assurée !
- Ne prononce pas son nom, idiote !
Rogue menaçait à présent Lily, sa baguette dirigée vers le visage de la jeune rousse.
- Servilus ! Vas faire mumuse ailleurs ! Expelliarmus ! Hurla Sirius.
Le serpentard au nez crochu lança un regard haineux à Sirius, avant de s’éloigner pour récupérer sa baguette.
- Bande de fou ! Sang-de-Bourbe tu paieras pour Regulus ! Lui a déjà payé pour avoir osé faillir…
- Faillir ?
- Il t’aime et tu ne le vois même pas ! S’il est à l’infirmerie, c’est à cause de toi ! Mais je sais comment faire, il nous rejoindra, oh oui ! Annonça le jeune homme au teint cireux.
- Dégage ! Gronda sirius.
- Oh, Pauvre Black si impuissant ! Traître à ton sang ! Cracha le serpentard.
- DÉGAGE ! Hurla Sirius, que Lily retint, pour éviter qu’il ne se jette sur Severus Rogue.
Le jeune homme aux cheveux gras s’en alla, un sourire mauvais aux lèvres.
- Ça va Lily tu n’as rien ?
- Non ça va, merci Sirius.
Il raccompagna Lily jusqu’à la salle commune… mais il avait la tête ailleurs… A vrai dire, Il essayait de chercher sa vengeance pour Severus… Et il la tenait… Il allait enfin pouvoir se venger de ce maudit serpentard.. Ce n’était qu’une question de temps…
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