

Disclaimer : Tout appartient à JK ROWLING, sauf une grande partie de l'histoire et deux personnages, Fionna Papillionis et Apolline Jorgensen.
Public : Tout public.

James arriva dans son dortoir. Remus enfilait son haut de pyjama : il jeta un rapide coup d'oeil à James et partit dans la salle de bain. James le suivit, pour lui parler. Lorsqu'il entra, Remus était déjà en train de se brosser les dents. James n'en s'en rendit pas compte, il voulait savoir au plus vite ce qui venait d'arriver.
- Remus, j'espère que tu vas m'expliquer très vite ce qui se passe ! Pourquoi Fionna est partie en pleurant ? Que lui as-tu dit ? S’empressa de demander James.
Remus se retourna pour faire face à son ami et lui désigna sa brosse à dent, pour lui expliquer pourquoi il ne pouvait pas répondre. Il se rinça la bouche avant de donner une réponse.
- Je lui ai rien dit, justement... Maugréa Remus
- Pardon ? Alors pourquoi a-t-elle pleuré ? Questionna James, qui ne comprenait vraiment rien à ce que son ami voulait lui faire comprendre.
- Elle m'aime...
- Mais c'est génial, mon vieux !
- Non ! Protesta aussitôt le sorcier aux yeux d'ambres. Tu sais ce que je suis James ! Tu sais que je n'ai pas le droit d'aimer !
- Remus, autant tu peux être intelligent et réfléchi, autant tu peux dire des stupidités ! Qui n'a pas le droit d'aimer ? Personne ! A moins que tu aies une malédiction qui rende fou la personne que tu aimes et lui fasse perdre la raison, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas aimé !
- Parce que ma maladie est risquée pour elle !
- Alors tu lui as dit que tu étais lycanthrope et que tu ne voulais pas être avec elle, à cause de ça, et elle est partie ? S’étonna James.
- Premièrement, je ne lui ai rien dit au sujet de ma maladie; deuxièmement, je lui ai avoué qu'elle me plaisait aussi, mais qu'on ne pouvait pas être ensemble, et enfin, elle est partie en pleur, tout comme moi, si je ne m'étais pas retenu, parce que nous nous embrassions, et que vous êtes arrivés à ce moment-là, et que je lui avais promis de lui offrir une seule chose unique, et que vous lui avez, en quelque sorte, gâchée ! S’emporta Remus.
- Tu veux dire que tu es déçu que nous soyons arrivés, car tu n'as pas pu profiter de ses lèvres ? Demanda James, un sourire moqueur aux lèvres.
Remus se figea, et sa colère se dissipa... James avait vu juste. Il était aussi déçu que Fionna l’avait été.
- Oui, avoua-t-il.
- Enfin Remus, tu es assez torturé comme ça, pour devoir t’infliger toi-même une souffrance supplémentaire. Promets moi que tu iras lui parler. Si elle t’aime vraiment, et si tu l’aimes, tu peux lui faire confiance. Avoue-lui ce que tu as. La vie est courte, Remus, ne la gâche pas.
- Tu m’excuses, je vais me coucher... Bougonna le préfet.
- Non, tu vas d’abord me promettre que...
- Oui, j’irai la voir...
- Ok. Tu as pris une bonne décision, plaisanta le brun.
- Quelle décision, je n’avais pas le choix, soupira-t-il.
Remus se glissa sous ses couvertures et James ne tarda pas à l’imiter.
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Pendant ce temps, Lily avait rejoint son dortoir. Elle aperçut alors Fionna, allongée sur son lit, la tête dans son oreiller, pour étouffer ses sanglots. Elle s’approcha d’elle et posa une main sur son épaule, pour lui signaler sa présence. Fionna était abattue. Lily ne l’avait jamais vu dans des états pareils. Elle était une fille si joyeuse, si drôle et si forte, d’habitude, elle avait presque du mal à croire en la réalité de cette scène. Lily ne voulait pas la laisser comme ça, mais surtout elle voulait savoir ce qu’il venait d’arriver.
- Fionna, appela doucement la belle sorcière à la chevelure flamboyante.
- Laisse-moi Lily, s’il te plait...
- Non ! Vient avec moi ! On doit parler ! Insista alors Lily.
Fionna n’avait plus la force de résister et de lui tenir tête, c’est pour cela qu’elle se leva, sans mot dire, et qu’elle suivit son amie. Lily l’entraîna hors du dortoir, et la fit s’asseoir sur les marches de l’escalier en colimaçon, qui menait à la salle commune et aux autres dortoirs des filles.
- Fionna, qu’est-il arrivé ? Pourquoi t’es-tu enfuie ?
- Je… Commença Fionna.
Mais elle n’eut pas le courage de continuer. Elle sanglota, le visage dans ses mains. Ses beaux yeux dorés étaient assombris par sa tristesse et son désarroi. Lily voulait savoir ce qu’il se passait : elle ne pouvait pas laisser Fionna dans un tel état, sans même chercher une solution à son malheur.
- Allez, je t’écoute, tu peux tout me dire, tu sais... On s’est toujours tout dit !
- Je suis stupide...
- Ah oui et pourquoi ? S’étonna Lily.
- J’aurais jamais du lui dire... Ça fait si mal...
- Pardon ? S’exclama Lily, ne comprenant pas ce que la jeune gryffondor aux cheveux châtains voulait dire.
- On parlait avec Remus, et on en est venu à nos histoires de coeur...
- Oh je vois, marmonna Lily.
- Je lui ai dit que j’aimais quelqu’un et il a voulu savoir qui... Je lui ai avoué... Je lui ai dit l’aimer... Mais il m’a dit que c’était impossible... Qu’il ne pouvait pas m’aimer...
- Et Pourtant il t’aime !
- Oui, je ne comprends pas... Sanglota-t-elle.
- Allez, Fionna, t’en fait pas, il ne t’a rien dit de plus ?
- Non ! Que voulais-tu qu’il me dise... Il m’a dit qu’il ne pouvait pas m’aimer à cause d’un problème qu’il avait... Mais je m’en fiche de ses problèmes… Je n’avais jamais aimé personne à ce point... Mais ça fait si mal...
- Fifi... Arrête de pleurer... Je sais que ça fait mal... Mais crois-le, lorsqu’il te dit qu’il t’aime...
- Je le crois... Mais s’il m’aime vraiment, pourquoi ne me dit-il rien ? Je peux comprendre ! Peut-être que je pourrais l’aider... S’emporta Fionna.
- Je ne pense pas, souffla l’autre, son regard vide.
-Comment ça ? S’étonna-t-elle.
- Ça m’étonnerait vraiment que tu puisses l’aider.
-Comment ça « ça t’étonnerait » ? Tu sais ce qu’il a ?
- En quelque sorte, oui !
-Tu le sais mais tu ne m’as rien dit ?
- Fionna je lui ai promis !
- Attends, mais tu peux me faire confiance !
- Je te fais confiance mais le problème, c’est que j’ai promis à Remus, le jour où il me l’a dit, que je me tairais et garderais son secret.
- C’est si grave que ça ? Qu’est-ce qu’il a ? S’il te plaît Lily... L’implora-t-elle.
- Je ne te le dirais pas... Réfléchis... Tu trouveras... Rassemble tous les éléments que tu connais de lui...
- Il a des cicatrices, qui sont liées à ça, il est absent une fois tous les mois, environ. Il a quelque chose de grave apparemment. Mais pourquoi ne rien me dire ? Pourquoi une maladie l’empêcherait-elle de m’aimer ? Pourquoi ! C’est complètement stupide ! Il ne m’aime pas, il a juste dit ça pour me faire plaisir !
- Mais non ! Je te l’ai déjà dit, il t’aime, comme James m’aime… C’est sérieux, ma Fifi.
-Je l’aime tellement, mais de savoir que rien n’est possible, de l’avoir entendu me dire qu’il m’aimait mais que c’était impossible, ça m’a blessé. Je tombe si rarement amoureuse, et je m’accroche habituellement. Mais là, je n’ai pas le courage, je ne peux pas…
- Remus risque de t’éviter, il voudra t’oublier : de savoir que tu l’aimes, et que pour lui, dans sa tête, il est interdit d’aimer, va le rendre triste. Ca aurait été plus facile pour lui de ne pas être aimé en retour. Ou seulement de ne pas le savoir. Il espérait d’un côté que cet amour soit réciproque, mais il ne voulait pas le savoir. Ca a du lui coûter de te repousser tout à l’heure, crois-moi. Mais bon pour lui « être loin des yeux, c’est être loin du cœur ». Moins il te verra, plus vite il t’oubliera, enfin c’est ce qu’il pense.
- Eh bien je ne suis pas d’accord. S’éloigner fait souffrir, pas oublier. Ca ne sert à rien ! Je refuse l’idée de l’ignorer, voire de l’oublier. Il n’en est pas question ! Affirma alors Fionna, plus sûre d’elle, ses sanglots s’étant calmés.
Lily la regarda en souriant : voilà que son amie revenait enfin. La vraie Fionna Papillionis avait décidé de revenir et de se battre. Fionna s’était enfin décidée à prendre le dessus sur ses sentiments.
-Même s’il me repousse, même si je dois l’attendre, même si je dois encore souffrir, je lui dois lui parler. Demain, dimanche 5 février, j’irai le voir.
-Je suis contente de retrouver la vraie Miss Papillionis ! S’exclama Lily. Allez, maintenant on va dormir. Il se fait tard maintenant, et nous avons pas mal de choses à terminer demain.
Lily se releva et se dirigea vers son dortoir quand Fionna la rattrapa et se posta devant la porte du dortoir, en lui barrant la route.
-Mais au fait, tu ne m’as toujours pas répondu…
- A quel sujet ? Demanda Lily, qui connaissait parfaitement la réponse, mais qui essayait tout de même de gagner du temps.
- Au sujet de Remus…
- Je t’ai déjà dit que ce n’était pas à moi de te répondre. Tu as suffisamment d’éléments pour trouver seule, sinon demande lui.
Lily se faufila rapidement dans le dortoir, en feintant Fionna. Cette dernière n’insista pas et suivit la rousse. Elles ne tardèrent pas à trouver le sommeil une fois dans leur lit, leurs rideaux tirés. Fionna vécut plusieurs fois la scène qui s’était produite le soir-même, mais bizarrement, seul le moment qui précédait l’entrée de James et Lily, semblait durer longtemps, ce qui n’était pas pour déplaire à la jeune sorcière.
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Le dimanche matin, Remus avait refusé de descendre pour prendre son petit déjeuner, et n’avait même pas osé poser un pied hors de son dortoir. Il avait peur de croiser le regard si profond et, à la fois, sûrement très triste de la belle aux longs cheveux châtains, qui ondulaient dans son dos. Remus sourit en pensant à elle.
Malheureusement, son estomac eut raison de lui sur le coup de midi : il se décida donc à descendre, pensant que tous seraient déjà partis déjeuner. Mais il se trompait sur ce point. En effet, ses amis avaient, avec la complicité d’Alice et de Lily, monté tout un plan. Lily avait dit à Fionna de l’attendre dans la salle commune, à midi, lui faisant croire qu’elle allait rapidement chercher un livre qu’elle devait rendre à la bibliothécaire. Peter et Sirius avaient supplié Remus de venir manger, mais il avait refusé. James, qui était présent mais qui n’avait rien dit, avait pourtant entendu l’estomac de son ami. Il savait que Remus écouterait son ventre et qu’il descendrait bientôt pour le calmer.
Remus descendait les escaliers et Fionna se retrouvait donc seule, Lily étant dans son dortoir ou plus précisément dans les escaliers menant à son dortoir. Elle voulait savoir ce qui allait se passer : il était hors de question de louper ça !
Quand Remus atteignit les dalles de pierres qui recouvraient la salle commune, il se figea en voyant la jeune femme, qui venait de se retourner en entendant des bruits de pas. Elle se leva de son canapé et fit face au jeune homme.
Que devait-il faire ?
Que devait-elle faire ?
Ils se dévisagèrent longuement, et finalement, Fionna fit le premier pas. Elle s’approcha doucement de son ami, comme un dompteur qui essaie de mettre en confiance un fauve. Puis arrivée à sa hauteur, elle lui sourit tendrement et l’embrassa sur sa joue en feu. Il se raidit au contact des lèvres de Fionna : il ne s’était pas attendu à une telle réaction de sa part. Il avait soudainement du mal à déglutir, comme si sa cravate était trop serrée.
- Bonjour, dit-elle timidement.
- Salut, répondit-il sur le même ton. Tu fais quoi ?
- J’attends Lily, mais ça fait dix minutes qu’elle est montée sans redescendre… Et toi ?
- Ben je descendais prendre mon déjeuner, parce que Sirius et Peter me le demandait.
- Ah oui ? Je les ai vus passer tout à l’heure, un grand sourire aux lèvres.
- Vraiment ? Dit-il, gêné, comprenant que leurs supplications n’en étaient pas vraiment, mais plutôt un piège.
- Je crois comprendre, s’écria alors Fionna.
Sans un mot elle monta quatre à quatre les escaliers menant à son dortoir. Remus se trouva alors seul dans la salle commune. Lily, en entendant la dernière phrase de Fionna, avait enfilé la cape d’invisibilité, que James lui avait prêtée au cas où.
Remus ne savait pas s’il devait profité de l’absence de Fionna pour s’éclipser en douce ou alors s’il devait l’attendre, par politesse… ou par envie ? Toutes les solutions lui paraissaient bonnes. Mais aucune d’entre elles ne fut prise par le lycanthrope, car Fionna réapparut quelques instants plus tard.
-Lily n’est plus là, je crois que nous ne sommes pas seuls pour rien. Ils ont fait un coup monté, ces veracrasses !
- Oui, c’est ce que je pensais aussi.
Un silence pesant s’abattit dans la salle aux tentures rouges et or. Remus évitait de regarder la jeune femme, mais Fionna se remémora sa conversation avec Lily, la veille, avant de se coucher. Elle était fermement décidée à lui parler.
-Remus, je crois qu’on doit parler. Maintenant.
- Je ne sais pas... Je pense qu’on c’est déjà tout dit hier…
- Non ! Viens.
Elle prit la main de Remus et l’entraîna hors du territoire des Gryffondors. Remus se laissa faire. Doucement, alors qu’ils avançaient, et inconsciemment, leurs doigts s’entrelacèrent, comme pour éviter d’être séparés l’un de l’autre.
Fionna trouva enfin une salle vide pour qu’ils puissent parler tous les deux, seuls.
- Remus, à propos d’hier soir…
- Fionna…
- Non attends, laisse moi parler. Je voulais te dire, que je ne voulais pas que ça change quoi que se soit entre nous, que je ne voulais pas que tu m’ignores… Je t’aime Remus, si tu m’ignores je souffrirai plus que si tu ne veux pas que nous soyons ensemble.
- Je voulais m’excuser pour hier soir… Mais je ne peux pas…
- Mais pourquoi ?
- Je ne peux pas te le dire, c’est compliqué !
- Non tu ne veux pas ! S’emporta Fionna. Qu’as-tu donc qui fasse que tu aies toutes ces petites cicatrices, que tu disparaisses à peu près chaque mois et que tu ne puisses, soi disant, pas aimer ? Une malédiction ?
- En quelque sorte… oui, une malédiction chronique.
- Mais bon sang, vas tu me dire ce que tu as !
- Fionna c’est compliqué !
- Arrêtes de me dire que c’est compliqué ! Hurla-t-elle.
- Tu ne peux pas comprendre, tu me rejetteras.
- Tu es absurde ! Mais par Merlin, aucune malédiction n’interdit d’aimer !
- Fionna, je suis désolé, mais je dois ne pas aimer… Tu ne supporterais pas, c’est trop lourd…
- Remus, arrête, je suis grande, je peux comprendre, J’ai le droit de savoir pourquoi tu refuses toute relation amoureuse !
Remus tourna le dos à Fionna. Il se dirigea vers une des fenêtres de la salle. Il posa sa tête contre la vitre et son épaule contre le mur.
Fionna le regarda. Pourquoi était-il allé regarder le parc ? Mais la réponse lui parvint alors. Elle l’entendait renifler, et voyait ses épaules bouger.
- Remus ? Demanda-t-elle doucement, sa voix trahissant tout de même son inquiétude.
Elle avait maintenant un sentiment de culpabilité qui grandissait en elle. Avait-elle été trop dure ? Elle s’approcha de lui lentement. Lorsqu’elle fut à côté de lui, elle vit alors qu’il pleurait, ses yeux ambre étaient éteints, tristes et rougis. Il semblait abattu…
-Non... S’il te plaît ! Non ! Ne pleure pas, je ne voulais pas je suis désolée, murmura-t-elle paniquée.
Elle le tira vers elle et le prit dans ses bars. Il continuait de pleurer, plus fort qu’avant.
- Je suis désolé… Je ne peux pas… Je ne veux pas te faire de mal, te nuire, sanglota-il
- Chut Remus, allez, calme toi ! Chuchota la sorcière.
- Fionna… Je ne peux pas être avec toi… Je t’aime trop…
Fionna serra Remus fort contre elle. Il la prit lui aussi dans ses bars et se serra à son tour contre elle, enfouissant sa tête dans son coup. Elle caressa doucement ses cheveux châtains, pour le calmer. Elle sentait son parfum épicé… Son odeur si douce.
- De quoi veux-tu me protéger ? Quelle est cette malédiction ?
- Je suis… un…, commença-t-il, mais il éclata en sanglot.
Fionna releva la tête de Remus, et, après avoir attrapé un pan de sa propre robe, elle essuya le visage mouillé du sorcier. Elle prit le visage de Remus de ses deux mains et plongea dans ses deux iris d’ambre. Il essayait, quant à lui, de fuir son regard, il ne voulait pas qu’elle sache, il ne voulait pas lui faire de mal. Il se fichait de la promesse qu’il avait faite à James, la veille, de dévoiler sa condition à Fionna, il n’en avait pas le courage : quel comble pour un gryffondor !
-Remus, tu es un quoi ? Demanda-t-elle.
Puis soudain elle eut un flash… « Tu as suffisamment d’éléments pour trouver seule »… La voix de Lily résonnait dans sa tête. Elle regarda les cicatrices de Remus, se rappela de ses disparitions mensuelles et pensa à sa malédiction… Tout lui sembla clair. Ses cours de Défense contre les Forces du Mal lui revinrent. Remus… Non ce n’était pas possible.
A ce moment là, Remus daigna la regarder : il vit son visage changer. Son air qui le suppliait de parler passa et se transforma en une expression de terreur, mêlée à la surprise et la compassion. Ses mains glissèrent et se posèrent devant sa bouche comme pour retenir un cri. Fionna venait de comprendre, elle avait peur de se tromper, peur d’avoir compris, mais elle ne voulait pas que ce soit vrai…
-Remus, dit moi que je me trompe ! Dit moi, que tu n’es pas … souffla-t-elle.
Elle passa ses doigts sur les fines cicatrices que portaient le visage de son ami, avec une douceur incroyable, tout en lui adressant un regard triste et, surtout, désemparé. Mais il recula sa tête, pour qu’elle arrête.
- Je te dégoûte, n’est-ce pas ? Tu as compris ? Je ne voulais pas voir ce regard terrifié, j’en avais peur ! Je te fais peur ? Remus a disparu dans tes yeux, je ne vois plus que ta peur du lycanthrope ! Cracha-t-il, ses larmes coulant toujours.
- Non ! Tu vois mal ! Mais pourquoi ne m’avoir rien dit ? Pourquoi ?
- J’aurais du faire ce sortilège Fidelitas avec Lily, pour que cela ne soit jamais découvert, pour que jamais je ne vois tes yeux remplis de terreur lorsqu’ils se posent sur moi… gémit-il.
- Remus ! La terreur qu’ils expriment c’est de connaître ce lourd secret, de savoir que tu as porté ça seul, sans rien nous dire, sans qu’on puisse te soutenir… Nous, tes amis !
- James, Sirius et Peter me soutiennent depuis notre deuxième année. Je comprendrais que tu ne veuilles plus me parler, que tu veuilles m’oublier…
- Remus ! Mais tu débloques ! Je t’aime ! Malgré tout, tu peux mourir demain d’une maladie, je t’aimerais quand même… Je me fiche de tout ça, c’est toi que j’aime…
- Fionna, as-tu une seule seconde pensé à ce que représentait ma maladie ? Aux contraintes ?
- Je m’en fiche Remus… L’amour surmonte tout. Je ne sacrifierai pas une chance d’être avec toi sous prétexte que tu es un loup-garou !
Elle se pencha et déposa un baiser, sur le coin des lèvres du jeune homme. Elle se recula, alors que Remus la regardait tristement. Elle le trouvait craquant et écouta une fois de plus son instinct. Elle se pencha de nouveau pour l’embrasser timidement.
Remus ne savait pas quoi faire…Il la laissa poser ses lèvres fraîches sur sa bouche. Mais soudain il se rappela d’une chose qu’il s’était promis. Il repoussa rapidement Fionna, qui se sentit honteuse.
-Non, Fionna, c’est moi qui t’en doit un … Hier soir, je t’avais promis un baiser, mais je n’ai pas tenu ma promesse jusqu’au bout, en entendant James et Lily revenir…
Alors, après avoir posé une de ses mains sur une des hanches de la gryffondor, il caressa de son autre main le visage de la jeune femme, et la passa ensuite dans ses longs cheveux châtains. Leur visage se rapprochèrent jusqu’à s’unirent dans un baiser passionné. Remus perdit toutes notions de temps et de lieux. La Terre pouvait s’effondrer, il pouvait nier vouloir aimer la femme qu’il embrassait, rien ne l’empêcherait de rester éternellement avec elle… Même sa lycanthropie. Il aurait pu se passer un jour, des semaines, voire des siècles, cela n’aurait rien changé aux sentiments et au bonheur des deux amoureux. Leurs langues se caressaient, se découvraient.
Après quelques minutes d’un bonheur intense, ils se séparèrent, les yeux encore fermés, savourant les derniers instants passés l’un avec l’autre.
- Fionna, commença Remus, d’une voix rauque.
- Chut, souffla-t-elle.
Elle se blottit rapidement contre lui, nichant sa tête sous son coup. Pourquoi avait-il été si bête ? Refuser d’être avec elle, alors qu’en ce moment même il venait d’oublier le poids qu’il portait sur ses épaules. Repousser une fille si belle et si douce, qui le désirait, alors qu’il la désirait et l’aimait aussi. Il se mit à sourire, et toutes inquiétudes, toutes douleurs s’évada de son âme, ne laissant place qu’à un bonheur intense. Il la prit dans ses bras et posa sa tête sur la sienne, tout en refermant les yeux.
Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que derrière la porte, se trouvaient quelques curieux...
- Vous me devez 1 gallions chacun ! Annonça fièrement une rousse aux yeux émeraude.
Sirius, James et Peter poussèrent de longs soupirs, résignés.
- J’étais pourtant sûr que Remus n’accepterait jamais ou du moins pas tout de suite... Grogna Sirius.
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Une heure plus tard, Lily finissait de manger, en compagnie des trois maraudeurs, d’Alice et de Frank. Fionna et Remus, n’étaient pas réapparus de la matinée...
Lorsque la préfète-en-chef se leva et commença à partir, James se leva et salua les autres, avant de s’éclipser. Lily ne l’avait pas vu venir. Elle sentit deux bras l’enlacer alors qu’elle montait déjà les marches du grand escalier. Elle crut tout d’abord que c’était Regulus, mais se ravisa lorsqu’elle se rappela qu’il lui avait promis de la laisser... Ses lèvres dessinèrent un sourire affectueux et, sans se retourner, elle déclara :
- James, s’il te plaît, je dois travailler...
- Mais il te restera assez de temps pour travailler, après avoir passé 1 heure avec moi...
- A faire quoi ? Demanda-t-elle, ses yeux pétillants de malice.
Cette lueur amusa James. Mais il ne sous-entendait rien... Il voulait simplement être avec elle, rien de plus... Pour le moment.
- Je ne vous pensais pas si téméraire, miss Evans. Je pensais juste me reposer et parler avec ma copine... Mais bon elle n’a pas l’air de vouloir se reposer... S’exclama-t-il théâtralement.
- Finalement juste se reposer et parler me suffira... S’empressa-t-elle d’ajouter.
James éclata de rire, aussitôt suivi par la magnifique gryffondor. Ils partirent ensemble, main dans la main, après s’être assuré que personne n’ait pu les voir... Enfin, personne... De visible... Car ils ne virent pas le vieil homme aux yeux d’un bleu azur pétillants de malice les regarder amusé à l’angle d’un couloir, et un jeune homme au teint cireux les regarder dégoûté derrière une armure...
Arrivés dans leur salle commune, James se déchaussa et se mit en tailleur sur le canapé, tandis que Lily s’allongea et posa sa tête sur les jambes de son petit ami. Il commença par lui caresser les cheveux doucement, avant de commencer à parler. La salle commune était encore déserte à cette heure là...
- Lily chérie, comment as-tu deviné que Remus et Fionna se mettrait ensemble aussi vite ?
- C’est simple... Je vois peut-être moins souvent Remus que vous, mais je le connaissait assez pour savoir qu’il aimait Fionna et qu’il avait envie d’être avec elle malgré tout ce qu’il disait, et Fionna je la connais comme ma propre soeur... Alors je savais qu’il finirait ensemble, surtout après leur discussion d’hier soir.
- Tu avais l’avantage, c’est de la triche...
- Je suis désolé mais c’est vous qui avez commencé avec vos paris stupides de marau...
Mais les lèvres de James qui se posèrent sur celles de la jeune fille l’empêchèrent de continuer. Ce ne fut pas pour lui déplaire, d’ailleurs...
- Je ne trouve pas ça désagréable, mais c’est tout de même vexant de se faire interrompre...
- Je n’ai pas pu m’empêcher... Quand je t’ai vu t’énerver, j’ai craqué ! Avoua-t-il, un sourire de tombeur accroché aux lèvres.
- Apprenez à maîtriser vos impulsions, Mr Potter ! Le réprimanda Lily, tout en s’empêchant de ne pas rigoler elle-même.
- C’est dur avec une fille telle que toi... Susurra-t-il.
Mais leur discussion s’arrêta lorsqu’ils entendirent quelqu’un jurer et entrer das la salle commune. Le grand sorcier aux yeux gris les regarda, énervé.
- Eh, Sirius ! Que se passe-t-il ? S’enquit James.
- Il se passe que je suis allé voir Apolline, mais qu’elle refuse de me parler maintenant, toujours sous prétexte qu’elle ne veut pas être un nom sur une liste...
- Je la comprends, vous attaquez toujours avant d’appâter... C’est effrayant pour nous ! En plus vous avez une réputation de tombeurs et de séducteurs... Alors ce n’est pas facile de vous voir autrement ! Précisa Lily.
- Elle m’a humilié devant tout le monde en refusant de m’accompagner à la sortie de Pré-au-Lard la semaine prochaine. Elle a même ajouté que même Snivellus refuserait d’y aller avec moi... Je lui ai dit que c’était pas comme les autres, que je voulais la connaître et elle m’a ri au nez... J’ai essayé de la rattraper, et, alors que la foule autour se faisait plus dense, je l’ai attrapé par le bras et, à ce moment là, elle s’est retourné et m’a envoyé une gifle... Regarde ma joue.
Lily eut du mal à se retenir pour ne pas éclater de rire. Une trace de main rouge se dessinait sur la joue gauche de Sirius. La Poufsouffle avait dû y aller un peu fort.
- Je vous laisse je reviens un peu plus tard, annonça Lily.
Elle fonça dans son dortoir et redescendit, la carte du maraudeur en main.
- A plus tard les gars ! Lança-t-elle, en passant.
- Mais où vas-tu ? Demanda James, surpris et déçu de la voir s’en aller.
- Je reviens, Jamesie ! Railla gentiment Lily, avant de se faufiler hors du repère des rouges et ors.
- Jamesie ?! Répéta Sirius amusé, prêt à se tordre de rire.
- Oh, non, Patmol ! Le menaça son ami. Tu vas garder ça pour toi, voire même l’oublier.
Un étage plus bas, Lily courrait déjà, en direction de la bibliothèque, alors qu’elle venait de repérer le point de la carte qui indiquait « Apolline Jorgensen ».
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La semaine passa rapidement. Sirius ne s’était pas remis de son humiliation, et espérait encore qu’Apolline vienne accepter son offre malgré tout... Il lui avait dit qu’il irait avec elle ou alors il irait seul.
Remus et Fionna se parlait en simple ami devant les autres, mais il n’était pas rare de les voir très proche ou alors que leurs mains se frôlent dans les couloirs.
Lily et James restaient, eux aussi, très vigilant, pour éviter que quelqu’un ne les voie ensemble. Lily ne se sentait toujours pas prête à affronter les regards des autres.
Ce vendredi 10 février, le soleil brillait. Tout le monde était en euphorie totale pour la sortie de Pré-au-Lard de la St-Valentin qui aurait lieu le lendemain.
De nombreuses filles tournaient autour de James et de Sirius, souhaitant se faire accompagner par un des deux. Mais ils les repoussaient encore et toujours : en vain.
Le soir, pendant le dîner, une fille avait essayé d’approcher James d’un peu trop près, elle le collait, et essayait de l’embrasser, mais il se reculait. Au bout d’un moment, Lily perdit patience et ne se contrôla plus.
- Tu vas le laisser, s’il te plaît ! Ca devient lassant à force… Je supporte plus le bruit de tes gloussements. Et tu ne voies pas qu’il t’évite ?
- Qu’est-ce que ça peut te faire, à toi ! C’est pas ton copain aux dernières nouvelles ! D’ailleurs qui voudrait de toi…
- Mais vous ne les avez jamais vu ensemble ? Demanda une voix doucereuse derrière James.
- Rogue, on t’a pas sonné ! S’énerva James.
- De quoi ? La Sang-de-Bourbe embrasse mal ?
- Pardon ? S’emporta James. Quand on est un sang-mêlé, on se la ferme, Snivellus, et on ne parle pas de rang social !
- Laisse il n’en vaut pas la peine, James, précisa Lily.
Le gryffondor se leva, suivi par trois filles. Lily s’énerva à la vue de ces trois harpies. Elle le rattrapa.
Dans le grand hall, elle arriva à leurs hauteurs, et stoppa James. Rogue et un groupe de serpentard avait suivi. En voyant qu’il y avait de l’orage dans l’air, des gryffondors avait rejoint les spectateurs au cas où, et quelques Serdaigles et Poufsouffles se tenaient là, pour voir ce qui allait ce passer.
- James en a marre lâchez le !
- On t’a pas sonné, Miss-Je-Sais-Tout ! Cracha une Serdaigle.
- Je suis déjà pris demain…Avoua timidement James.
- Ah oui et par qui ? Demanda Rogue, sur un ton malveillant.
Un silence pesant s’abattit sur la foule. Lily prit son courage à deux mains.
- Il est déjà pris et y va avec moi ! Annonça fièrement Lily.
Des exclamations s’élevèrent dans la salle, accompagnées de quelques ricanements de Serpentard.
- Prouve-le ! S’exclama, sèchement une Poufsouffle.
James adressa un regard d’incompréhension à la rousse. Il comprit alors ce qu’elle avait en tête… Il comprit qu’elle était prête. Alors sans prévenir personne, Lily s’approcha de James qui l’enlaça aussitôt. Et à la surprise de tous, ils s’embrassèrent langoureusement. La plupart était surpris de voir James sortir enfin avec Lily. D’autres se demandaient s’ils ne rêvaient pas : Lily, la préfète en chef, celle qui avait toujours repoussé James, l’embrassait. C’était le scoop des sept dernières années à Poudlard. Les Gryffondors applaudirent bruyamment le couple, qui, soit dit en passant, s’éclipsa rapidement. Lily jeta rapidement un regard derrière elle… Des yeux gris la fixaient, exprimant une douleur immense. Lorsqu’il la vit, il lui adressa un sourire triste, en guise de félicitations, même si son cœur lui dictait le contraire.
Lily et James se trouvaient dans la salle sur demande, après les dernières heures de cours du vendredi. Lily y entrait pour la première fois. Elle fut émerveillée de découvrir un tel lieu… Le monde magique l’étonnerait toujours. Mais ils ne purent être tranquilles, car Remus entra avec Fionna et Peter. A peine la porte fut-elle fermée que Sirius fit irruption, en courrant, fou de joie.
Il aperçut Lily et fonça dans sa direction. Il la souleva et la sera contre lui en tournant. Les autres les regardaient perplexe. Enfin, il la relâcha et l’embrassa sur le front.
- Qu’est-ce qui te rend si jovial et pourquoi tant de familiarité avec MA Lily ? S’enquit James, un tantinet jaloux.
- James, le réprimanda aussitôt la gryffondor aux cheveux auburn.
- Désolé, Lily chérie.
- Pas grave ... Mais pourquoi tant de bonne humeur chez toi mon cher Sirius ?
- Je te remercierais jamais assez, je sais pas ce que tu lui as dit mais elle a accepté de sortir avec moi demain ! Tu es la sorcière la plus extraordinaire, la plus gentille, la plus douce, la plus compréhensive, la... La félicita Sirius, avant qu’elle ne le coupe.
- Stop, Sirius ! Rigola Lily. Je vais rougir, c’est trop de compliments. Je fais ce que peux faire une amie. Tu n’as pas à me remercier.
Sirius s’affala sur un pouf, un sourire stupide sur le visage, ses yeux ne fixant rien de bien précis. Son attitude amusa particulièrement les cinq autres.
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Ce deuxième samedi de février 1978 était particulièrement ensoleillé. Il faisait presque doux dehors et de ombreux élèves se précipitaient déjà en dehors du château. Lily et James pouvaient enfin être ensemble au grand jour, pour le plus grand bonheur de James.
Fionna osèrent se montrer main dans la main, et Sirius attendait impatiemment Apolline. La poufsouffle ne tarda pas à arriver. Peter avait trouvé une fille qui lui avait demandé de l’accompagner la veille, une Serdaigle de 7° année, brune, aux yeux marrons. Elle était plutôt mignonne et semblait timide, tout comme Peter, et sa voix était douce : tout en elle avait dû séduire le maraudeur.
Enfin Alice et Frank arrivèrent et le groupe partit en direction du village sorcier.
Sur place, Peter et la Serdaigle, prénommé Gwen, accompagnés d’Alice et de Londubat, se rendirent chez au salon de thé de Madame Pieddodu.
James et Sirius optèrent pour un lieu moins sympathique, mais surtout moins fréquenté. Remus suivit avec Fionna, Apolline et Lily. Ils aperçurent enfin la Tête de Sanglier, un bar tenu par un grand sorcier à l’air revêche, portant une grande barbe et de longs cheveux gris.
- Quel idée de venir ici... Se plaignit Apolline.
- On aime bien, c’est plus calme...
- Mouai... Dirent en choeur Lily et Fionna.
- C’est bon on ne restera pas ici tout le temps ! Se moqua Remus.
- Y’a intérêt ! Menaça Fionna.
Le vieil homme vint vers eux et leur demanda ce qu’ils désiraient avoir. James, Sirius et Fionna prirent des « Whisky Pur Feu », tandis que les autres ne demandèrent que de simples Bièraubeurre. Une forte odeur de chèvre se dégageait des lieux.
Leurs boissons arrivèrent rapidement. Ils firent connaissance avec Apolline, qui était une fille particulièrement sympathique, et Lily remarqua d’ailleurs, qu’elle avait un caractère assez similaire à celui de Fionna. Au bout d’un quart d’heure, un grand sorcier, enveloppé d’une longue cape bleu nuit entra.
Remus le vit et fit signe aux autres. Ils observèrent le sorcier à la longue barbe argentée retirer sa capuche et découvrirent alors... Albus Dumbledore.
- Professeur ! S’exclamèrent en même temps Remus et Lily, un peu surpris de le voir ici.
- Oh, bonjour à tous, jeunes gens, les salua doucement Dumbledore.
- Que faites vous ici ? Demanda aussitôt Sirius.
- mais enfin Sirius, combien de fois t’ai-je dit de ne pas poser ce genre de question ! Tu manques de tact et C’est impoli, le réprimanda Remus.
- Non, laissez, Mr Lupin ! Répliqua Dumbledore, amusé. Je viens me réchauffer avec un bon chocolat chaud et j’en profite pour passer voir mon frère.
- Votre frère ? S’étonna James.
- Oui, James, mon frère, Abelforth. Vous l’avez déjà vu...
Le barman sortit de la remise et aperçut Dumbledore. Il sourit et s’approcha de lui avant de l’étreindre rapidement.
- Voici mon frère, Abelforth ! Annonça Albus.
Tous le regardèrent, incrédules. James savait maintenant à qui le barman lui faisait penser. La ressemblance était flagrante. Mais il sortit de sa rêverie lorsqu’il aperçut un homme en noir cagoulé, passer dehors. Un long frisson se propagea sur son échine.
- Professeur, dehors un Mangemort ! S’écria James, horrifié.
- Pardon ?
Il se retourna aussitôt et sortit, avant de rentrer aussi vite et de leur dire :
- Ne bougez plus, restez-là, vous serez à l’abri. Abelforth protège ce lieu, au plus vite.
Le barman acquiesça et Albus Dumbledore, sortit précipitamment baguette en main.
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