Disclaimer : Tout appartient à JK ROWLING, sauf une grande partie de l'histoire et deux personnages, Fionna Papillionis et Apolline Jorgensen.

Public : Tout public.

Non ! Ce n'était pas possible... pas maintenant ! Elle venait de se rapprocher de lui... Leur amitié était si forte... Pourquoi lui avait-il dit ça ! D'accord c'est elle qui avait insisté pour savoir qui était cette personne ! Mais à cet instant précis, elle aurait voulu retourner en arrière et corriger ses erreurs. Mais pourquoi ?
Elle courut le plus vite possible, sanglotante quand soudain elle sentit quatre mains l'attraper

 

-Eh, ma belle, qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi pleures-tu ? S'inquiéta Alice.

-Laissez moi les filles... Je veux rentrer, couina Lily.

-Quoi ? Mais Lily, tu attendais tant cette sortie ... Tu n'es vraiment pas bien ma belle ! On reste avec toi, quoique tu dises... déclara Fionna, alors sérieuse

-Je veux rentrer dans la salle commune mais je ne souhaite absolument pas vous gâcher votre sortie.

 

Soudain Lily se sentit faible en repensant à sa dispute avec James, elle éclata en sanglot et sentit ses jambes fléchir. Heureusement, ses deux amies étaient là et la soutinrent. Elles L'emmenèrent jusqu'au château et montèrent les marches et les étages de Poudlard à une vitesse impressionnante. Lily ne parlait pas, ses sanglots s'étaient presque arrêtés mais elle était triste...
Elles l'assirent dans un canapé rouge, et chacune d'entre elles vint s'assoire à ses côtés. .

 

-Lily, dit nous tout, on écoute... Mais je t'en prie ne dis pas que tu vas nous foirer notre temps libre... On est venu ici de notre plein gré ... Si tu ne vas pas bien, on le ressent et nous sommes mal... parle nous ma belle.

-C'est James...

-Qu'a-t-il fait ?

-En fait, il n'a rien fait de spécial...

-Mais qu'est-ce-qu'il se passe alors ?

-Eh bien vous vous rappelez lundi du coup du véritaserum ?

-Oh oui ! dit Alice, un sourire en coin

-Depuis, j’ai tanné James pour savoir qui était la fille ...

-Aïe ! Et apparemment ça t’a fait souffrir... C’est une serpentard ... Tu sais c’est la jalousie qui fait ça... On te l’a toujours dit ! Tu es amoureuse de lui, mais tu ne t’en rends pas compte !

-Il n’aime pas une serpentard.. C’est une gryffondor !

-Quoi s’écria Fionna ? Et qui c’est ?

-Moi ! Hurla Lily, qui éclata encore une fois en sanglot

 

Fionna et Alice s’échangèrent des regards à la fois incrédules, pour la réaction de leur amie, mais surtout heureux.

 

-Pardon, Lily ?

-Mais attends ! Il t’aime encore ? Mais c’est super !

-Super ! Tu trouves ça super ! On venait de devenir ami ! Il vient de tout casser !

-Attends Lily, je voudrais rester neutre là ! Mais c’est pas lui qui a tout cassé, c’est toi ... S’il ne te disait rien c’était sûrement pour ne rien gâcher, pour que rien ne change ! Tu l’as forcé à avouer... Alors assume maintenant !

-Quoi ? Mais c’est le bouquet ! Vous le défendez !

-Non, c’est la vérité ... Lily, seul la vérité est dure à entendre... Tu le sais.. Mais tu refuses d’accepter cela ... Vous vous entendez bien ensemble, il a voulu t'épargner... Ne lui fait pas la gueule pour ça... Il risquerait de déprimer ...

 

Lily ne répondit pas immédiatement, elle se moucha et essuya ses larmes avant de marmonner :

 

-Oui.

-Eh ben où est le problème ! s’écria Alice. Votre amitié est résistante ? Une relation plus « poussée » ne pourra qu’être enrichissante ! Laisse lui sa chance... Il a changé.

-Je suis d’accord avec toi Alice, admit Fionna. Et en plus rappelle nous ce qu’il t’as dit sur la fille qu’il aimait ?

-Il a dit qu’il me trouvait magnifique et m’a comparée à une vélane, puis il m’a avoué qu’il était fou amoureux de moi et qu’il serait prêt à donner sa vie pour moi... Puis il a dit qu’il me connaissait depuis longtemps, mais que je savais moins de choses sur lui que lui n’en savait sur moi. Pourtant je croyais le connaître parfaitement, mais apparemment ce n'était et ce n'est toujours pas le cas ...

-Tu te rends compte Lily ? Ce n’est pas une histoire comme ça ... Il serait prêt à mourir pour toi ... A notre âge peu d’hommes feraient ça ... Il est exceptionnel ! Et quoi que tu en dises, il est plus mâture que les autres gars, excepté Remus et Franck.

-Mais je ne veux pas perdre un ami ... J'ai trop peur de le perdre.

-Lily ... Tu l'aimes, c'est flagrant...

-Non, ce 'est pas de l'amour, mais je tiens plus à lui qu'à n'importe qui, c'est tout. Je vous jure que je le saurais si j'étais amoureuse mais ce n'est pas de l'amour, c'est de l'attachement. Et si je ne l’aime pas et que je sors avec lui, si il m’aime vraiment, je serais susceptible de le larguer... Et imaginez alors comment il réagirait ? Je ne veux pas le blesser.

-Allez, essaie de penser à autre chose ma belle. Sèche tes larmes, lui conseilla gentiment Fionna.

-Mais que dois-je faire avec lui alors ?

-Ben écoute ma grande, déjà tu vas prendre du recul par rapport à cette journée. Ensuite, dès que tu te sentiras prête, tu iras lui parler. C'est à toi de décider de ce que tu dois faire, pas à nous. Laisse un peu d'eau couler sous les ponts... déclara doucement Alice.

-Vous avez raison, les filles !

-Pour l'instant, Lily, reposes toi, un peu de sommeil te ferait le plus grand bien pour le moment.

 

Lily arrêta alors de pleurer. Elle regarda ses amies : Elles étaient vraiment fiables et gentilles, et d'un soutien inestimable. Mais Lily ne voulut pas qu'elle gâche leur après-midi uniquement pour ses problèmes personnels.

 

-Merci les amies. Maintenant, je souhaite simplement que vous alliez à Pré-au-Lard, que vous vous fassiez plaisir et je vous demande juste de me rapporter quelques friandises... mentit-elle

-On ne va pas te contredire Lily... Bisous ma belle, lança Fionna.

 

Alice et Fionna descendirent de la tour des gryffondors pour repartir sur le chemin du village sorcier. Pendant ce temps la lionne rousse s'affala sur son lit, épuisée et abattue, et sentit sa peine l'envahir à nouveau. Elle ne voulut pas retenir ses larmes plus longtemps, pour ne plus souffrir tant : elle déversa alors des torrents de tristesse, la tête enfouie dans ses bras, allongée sur son lit...

 

 

 

 

POV James et les autres.

 

 

James était parti s'assoire a coté de la cabane hurlante, à même le sol, les larmes aux yeux.

 

-Maintenant elle le sait, se dit James. C'est ce que tu voulais.

 

Et il éclata de rire, un rire de détresse, douloureux, un rire qui lui faisait mal. Il venait de lui hurler dessus et elle était partie en pleur. Il se sentait tellement mal... Il avait fait preuve d’une telle indélicatesse et venait de montrer encore une fois, qu’il était capable de tout casser en un rien de temps ... Le monde lui avait parut soudainement si parfait, et sa vie avait pris un sens... Mais là tous ses beaux rêves devinrent utopies, et tout son univers se désagrégea dans sa tête... Il ne devait pas pleurer il se retint, mais quelques larmes coulèrent sur ses joues, malgré tous ses efforts. Le gryffondor entendit alors quelqu’un l’appeler.

 

-James !

 

Il leva la tête et aperçut un garçon courir vers lui.; il se redressa et reconnut Frank Londubat.

 

-James, que fais-tu seul ici ? Je t’ai vu depuis là-haut ... Mais tu pleures ? dit rapidement Frank, d'un air compatissant.

-Non, Frank, ce n’est rien, répondit James en s’essuyant les yeux.

-Si tu ne vas pas, tu peux me parler... Je serais muet comme une tombe.

-Non mais ne t’inquiète pas pour moi... Tu es sympa mais ce n’est pas grave, mentit le jeune gryffondor.

-Ok... Je te fais confiance ! Bon, je vais chez Honeydukes.

-Attends Franck !

-Oui ?

-Je dois te parler mais pas à mon sujet... C’est au sujet du bal.

-Vas y je suis tout ouï !

-Tu te tais ? fit promettre James

-Oui je te le jure !

-Bon écoute... Vaut mieux s’y prendre tôt pour trouver un partenaire... Tu es seul ?

-Oui mais je n’ai pas l’intention d’y aller avec toi James, ni avec aucun autre gars ! Plaisanta Frank

James lui lança un regard noir, message que sa blague était de mauvais goût.

-Oui, je suis seul ! Se rattrapa Frank

-Tu voudrais y aller avec Alice Paddington ?

-Oh oui, j’aimerais vraiment...

-Ça tombe bien, elle aussi ! Presse-toi d’aller lui demander, avant qu’un autre le fasse à ta place ! S’empressa d’annoncer James.

-Vraiment ? Elle veut y aller avec moi ?

-Si je te le dis ...

-Ce n’est pas une blague ?

-Non

-Prouve le moi...

-Tu ne me fais pas confiance! S’impatienta James.

-Ce n’est pas ça mais je crois rêver.

-Je tiens cette info de Lily, c’est sa meilleure amie.

-Ok, ok ! Merci infiniment James... Que puis je faire pour toi ?

-Rien... Je ne t’ai rien demandé en retour. Je te rends juste un service.

-Ok ! Ben encore merci ! Et à plus, James !

-Oui ! A la prochaine, Londubat !

 

Frank donna une tape amicale sur l'épaule de James et s'en alla sans perdre de temps, pour retrouver Alice.

De leur côté, Fionna et Alice marchaient en silence, depuis qu'elles avaient laissé Lily au château. Elles venaient d'arriver à Pré-au-Lard, quand Alice se stoppa net.

 

-Fionna, tu as rien entendu ?

-Non, Alice... répondit Fionna, perplexe.

-Ah... Je croyais avoir entendu quelqu'un m'appeler par mon ...

-Alice !

Alice tourna la tête et aperçut alors un jeune gryffondor agité sa main. Il était brun, plutôt beau garçon, des yeux marrons foncés. Alice l'aimait plutôt bien... elle l'aimait même tout court. Alice n'en revenait pas Frank accourait vers elle, en souriant. Il s'arrêta en la regardant. Elle plongea son regard dans celui de son interlocuteur.

 

-Alice te voila, enfin ! Je te cherche depuis 10 minutes ! Je suis content de te trouver.

-Ah oui ? s'exclama Alice, enthousiaste.

La réaction d'Alice provoqua chez Fionna un léger ricanement. Ce qui ramena Frank sur terre.

-Oh, salut Fionna, je ne t'avais pas remarquée.

-Ouai j'ai vu ça ! S’esclaffa Fionna, qui se retourna pour rigoler toute seule.

-J'en ai pour deux seconde ! Je ne tiens pas à vous déranger trop longtemps...

-Y'a aucun problème, prends ton temps ! Affirma Alice.

-Bon, tu vas penser que je suis un peu bizarre, de m'y prendre si tôt... J'espère d'ailleurs que personne d'autre ne l'a pas encore fait... Enfin je ne sais pas... et je ... Enfin c'est à toi de voir ! Je comprendrais que tu ne le veuilles pas.

-Frank, le prends pas mal, mais je ne sais pas de quoi tu me parles !

-Veux tu m'accompagner au bal ? Demanda Frank, après avoir inspiré profondément.

-Quoi ?

-Oh mince je le savais ... Je suis idiot ! Grogna Frank

-Mais attends ! Non c'est pas vrai !

-Mais si, j'aurais dû me douter que tu avais déjà un cavalier...

-Non ! Je n'en ai pas ! J’ai dit quoi, parce que je ne m'y attendais pas du tout ! Oui, oui et oui Frank : j'accepte... Je suis contente que tu me l'aies demandé !

 

Frank sentit alors les douces et fraîches lèvres d'Alice lui effleurer sa joue brûlante. Le sourire du jeune homme s'élargit encore plus. Il les salua et s'en alla à reculons, tout en continuant d'admirer Alice et en faisant des signes de la main.

Alice rit d'amusement en voyant l'homme de ses rêves partir, tandis que Fionna, elle, ne pouvait réprimer son fou rire.

 

-C'est un rêve éveillé ! C'est fantastique ! Soupira Alice

-Vous êtes vraiment très drôles tous les deux. Non, ce n'est pas méchant, mais on dirait deux ados de douze ans en train de vivre leur première histoire d'amour.

 

Alice lui lança un regard noir avant de dire tout en regardant derrière son amie :

 

-Oh Remus, ça fait plaisir de te voir seul !

 

Fionna arrêta immédiatement de rire, se figea et se retourna après quelques secondes d'hésitations pour constater qu'il n'y avait personne. Elle se retourna de nouveau pour regarder Alice. Celle-ci se tordait de rire.

 

-Tu peux parler, Fionna ! Tu as pas vu ta réaction quand j'ai parlé de Remus !

-Espèce de lâche ! s'écria Fionna, qui poussa un soupir de soulagement.

-Non, je me vengeais, c'est différent Miss Papillionis !

-Un point partout alors !

-Il ne te l'a toujours pas demandé ? C'est étonnant de la part de Remus !

-Je ne trouve pas. Il est assez discret et distant avec les filles. Il est doux... C'est tout ça que j'aime chez lui !

-A part la douceur... Vous êtes très différents l'un de l'autre...

-Bon on change de sujet ! s'exclama Fionna, qui voulait clore la discussion.

-Si tu veux !

-On va chez Zonko tout de suite ! Ça nous évitera de laisser Lily seule trop longtemps.

 

Elles se jetèrent à l'intérieur du magasin de confiseries, qui était, cela dit en passant, plein à craquer. Alice acheta beaucoup de chocogrenouilles, des dragées surprises de Bertie Crochue, des gommes à mâcher des confiseries "Roc & Béton", et des sucettes, qui avaient pour effet de changer la voix de ceux qui les mangeaient. Fionna acheta aussi les classiques de la confiserie, ainsi que des chamallow, qui collaient au dent en formant de grands fils dans toutes la bouche pendant 1 minute, puis des bonbons sauteurs multicolores et enfin quelques bâtons de réglisse, qui glissaient des mains lorsqu'on les tenait. Leurs achats réglés, elles sortirent avec difficulté du magasin et se retrouvèrent nez à nez avec James, qui leur lança des regards interrogateurs, après avoir regardé de tous les côtés. Les deux amies comprirent que James n'était pas bien, lorsqu'elles croisèrent son regard vidé de joie.

 

-Elle est rentré, donna Alice pour seule et unique réponse.

-Oh... Je pense qu'elle vous a tout raconté alors...

-Oui

-Où est-elle précisément ? Je dois m'excuser auprès d'elle...

-Laisse la, James, elle a besoin de tranquillité ! Intervint Fionna. Faut qu'elle digère ce que tu lui as dit ...

-Juste m'excuser, pitié ... Implora james.

 

Fionna fut touchée, par tant de supplications venant de James Potter, et ce fut pour cette raison, qu'elle le regarda avec pitié en lui avouant :

 

-Elle est dans notre dortoir.

 

Alice regarda son amie, étonnée. Mais Fionna n'y fit pas attention. James les remercia et courut le plus rapidement qu'il puisse. Il s'assura de ne plus être dans le champ de vision de personne pour laisser place à un cerf d'un pelage brun clair, avec des tâches rondes et beiges autour des yeux, vestiges de ses lunettes. Il était magnifique, et ses bois étaient imposants. Il galopa afin de rejoindre la forêt interdite pour retourner à Poudlard sans perdre une seconde.

 

 

 

POV Lily

 

 

Après une dizaine de minutes, Lily se calma et décida de travailler un peu, pour oublier son altercation avec son ami. Elle entreprit de s'entraîner au sortilège du Patronus. Elle ouvrit son livre de "Défense Contre les Forces du Mal " de cycle 2 à la page 367, qui se situait dans le chapitre des protections magiques, et s'intéressa au premier paragraphe de la page.

 

« Le sortilège du Patronus est le plus réputé des sortilèges de protection qui existent. C'est un protecteur magique capable de franchir tout obstacle matériel et résistant à la magie noire. Il est le seul protecteur connu qui puisse être utile face à un moremplis ou à un détraqueur. Chaque patronus est unique et propre à son lanceur : il représente un animal ou une créature qui semble consciemment ou inconsciemment protectrice pour le sorcier. Aucun mouvement complexe n’est requis dans l’invocation du Patronus : il suffit d’abaisser sa baguette en prononçant la formule « Expecto Patronum ». La difficulté de ce sortilège repose dans l’énergie que doit fournir le lanceur et aussi dans le souvenir joyeux qu'il doit trouver pour que le patronus prenne forme. »

 

Lily se concentra... Il lui fallait un souvenir joyeux... Quel souvenir était le plus joyeux pour elle ? Elle pensa au jour où elle avait appris qu’elle était une sorcière.

 

-Expecto Patronum ! lança-t-elle.

 

Un mince filet argentée s’échappa du bout de sa baguette mais s’évanouit aussitôt. Lily s’efforça à retenter une dizaine de fois l’expérience, mais ce fut à chaque fois sans succès. Cela l’amena à la conclusion qui était évidente : son souvenir n’était pas assez joyeux. Oui, en y repensant, le moment le plus joyeux pour Lily devait être celui où elle avait appris à connaître Sirius cette année. Elle invoqua son patronus : cette fois ci un fil long et épais sortit de la baguette mais tout comme ses premières expériences, celle n'aboutit pas. Elle essaya maintes et maintes fois pour arriver toujours au même résultat. Ce qui l'amena de nouveau à la conclusion suivante : ce souvenir n'était toujours pas le plus joyeux. Pourtant les essais, qu'elle avait menés, avaient commencé par l'épuiser. Elle s'assit et se plongea dans ses souvenirs. Au bout de 5 minutes elle repensa au souvenir de sa rencontre avec Sirius : elle se rendit compte que ce souvenir était caché par une ombre qui ne le rendait plus si joyeux que ça : cette ombre c'était James. Elle pensa, que sa rencontre avec Sirius, avait finalement débouchée sur son amitié avec James. Elle se dit que ce souvenir devait être son plus joyeux, elle n'en voyait plus d'autres. Elle se leva et se concentra sur James. Elle lança le sort : quatre fils épais argentés sortirent de l'extrémité de la baguette de Lily. Cette nouveauté renforça le désir de Lily de s'exercer encore malgré l'épuisement qui s'emparait d'elle. Elle se concentra encore plus fortement sur les moments agréables passés avec James.

 

-EXPECTO PATRONUM ! Hurla-t-elle.

 

De nombreux filaments fusèrent de sa baguette et se détachèrent, puis ils se rassemblèrent pour fusionner, laissant place à une boule argentée qui flotta dans les airs pendant une dizaine de secondes avant de se volatiliser. Elle laissa son épuisement prendre le dessus et s'effondra sur son lit. Elle resta ainsi quelques temps puis se releva pour aller se reposer dans le parc. Elle descendit donc en direction du lac pour s'asseoir au pied d'un magnolia pleureur.

A peine s'était-elle assise pour contempler le lac noir qu'elle sentit de petites griffes traverser sa jupe. Elle abaissa calmement la tête, et s'aperçut, que le petit animal se trouvant sur ses genoux, était un petit écureuil, qui reniflait quelque chose, mais qui stoppa son activité pour regarder Lily. Il sembla soudain méfiant. Lily n'osa pas faire le moindre geste... Combien de fois avait-elle espérer approcher son animal préféré ? Elle n'en savait rien, mais elle était encore plus satisfaite de voir que c'était ce petit écureuil qui l'approchait, et non le contraire. Elle resta calme et cacha son excitation, pour ne pas effrayer le petit rongeur. Après quelques minutes, l'écureuil se sentait un peu plus en confiance, et commença à bouger sur les jambes de Lily, puis lui grimpa sur ses bras, s'assit devant elle et poussa un petit cri, en regardant au dessus de Lily. Un second écureuil plus maigre et plus petit, au pelage plus clair, avec un queue splendide, descendit et s'assit sur la tête de Lily. Elle se pétrifia, pour éviter de les effrayer.
Pendant une demi-heure les deux rongeurs jouèrent avec Lily et celle-ci gagna leur confiance. Elle tenta alors de les caresser. Elle grattait délicatement la tête du premier rongeur qui l'avait approchée, ce qui l'empêcha de voir le plus petit rongeur, partir vagabonder plus loin. Quand elle s'en aperçut, elle remarqua que l'endroit, où il se trouvait, n'était autre que celui où elle avait arraché James à la mort... Elle repensa à sa dispute avec ce séduisant gryffondor; en début d'après-midi. Cela la rendit triste...

Mais sa tristesse se dissipa, lorsqu'elle entendit un cri perçant et aigu... Le petit écureuil était paralysé par la peur : une vipère l'approchait dangereusement. Lily ne prit pas le temps de réfléchir : elle se releva, l'autre écureuil sur son épaule, et saisit sa baguette pour stupéfier le serpent. Mais le reptile fut plus rapide : il se jeta en avant vers le petit écureuil, esquivant de cette manière le sort de la rousse. Lily poussa un cri d'effroi... Non, le serpent n'avait pas atteint le petit sciuridé. Mais la vipère était morte... Tuée par un coup de sabot. Elle releva la tête et fit face à un cervidé magnifique, qui se tenait fièrement devant elle. Elle l'observa quelques secondes, tandis que les rongeurs s'en allèrent à une vitesse faramineuse. Ses yeux tristes lui rappelaient ceux d'une de ses connaissance, mais elle ne voyait pas qui exactement. Le cerf abaissa la tête, pour casser la liaison visuelle qu'il avait établie avec la fille aux yeux émeraudes. Elle tendit une main et lui caressa le museau. Par instinct, il ferma ses yeux pour profiter de ce moment agréable et savourer pleinement les douces caresses de l'élue de son coeur. Pourtant une petite voix dans sa tête lui conseilla de ne pas se laisser aller, sous les caresses de la belle jeune femme. Il recula de quelques pas, hésitant, laissant une Lily désemparée...

 

-Non, attends, s'il te plaît... Si seulement tu pouvais comprendre... renifla-t-elle.

 

Pourquoi lui obéir, se dit intérieurement James. Mais en la regardant, il ne put se résoudre à ne pas s'exécuter. Elle lui sourit : la réaction du cerf lui prouva, qu'il avait compris ce qu'elle disait. Elle l'approcha et lui tendit la main. Elle vit alors pour la première fois, que ses yeux étaient entourés de ronds beiges, lui donnant une allure exceptionnelle. Il donna un léger coup de museau sur la main de Lily, qui laissa échapper un petit rire amusé.

 

-Merci, lui murmura-t-elle.

 

Elle se rassit sous son magnolia et invita le cerf à en faire de même. Mais il hésita une fois de plus. Lisant dans le regard de Lily l'imploration, il se résolut une nouvelle fois à obtempérer. Il s'allongea à côté d'elle.

 

-Heureusement que tu m'as compris, lui susurra-t-elle.

 

Elle s'allongea et se blottit alors contre lui. Le coeur de James s'accéléra... Il avait beau être métamorphosé, ses sentiments pour la jeune femme ne changeaient pas... Il s'assoupit dans une aura de chaleur... Ils se sentaient bien ensemble ... Ce moment les transporta tous deux dans les bras de la douce Morphée. James se réveilla alors que la nuit été déjà tombé. Il ne sentit plus le corps de Lily, mais l'odeur de la belle était toujours présente. Il se retransforma et soupira avant de rentrer au château, pour aller se coucher directement, sans manger.

 

Le lendemain, Lily s’était levée tôt pour profiter de son dimanche et prendre son petit déjeuner dans le calme. A peine eut-elle terminé son repas, qu’un hibou lui apporta la gazette des sorciers. Elle déposa l’argent dans la petite bourse en cuir du hibou et entreprit la lecture des informations.

 

 

« Un attentat signé Vous-Savez-Qui chez les modus

 

Hier soir aux alentours de 18h30, un groupe de Mangemorts a été aperçu à proximité de Big Ben. Un sorcier les a vus lancer un sortilège combiné qui eut l’effet d’une bombe dévastatrice, cinq minutes après leur première apparition. Aucun d ‘eux n’a encore été retrouvé par les aurors qui cherchent avec acharnement les auteurs de ce délit monstrueux. Les autorités moldues ont réussi à faire passer ce crime pour un attentat à la bombe (ndlr : arme moldue explosive) et une de nos meilleures équipes d’oubliators est partie sur place pour effacer la mémoire des témoins. Mais il n’en reste pas moins inacceptable que les moldus, êtres tout à fait innocent, inconscient de nos problèmes, soient la cible de Vous-Savez-Qui. Dans cette attaque, plus d’une centaine de personnes ont été touchées : 15 sont mortes sur le coup et 27 d’entre elles sont dans un état grave, entre la vie et la mort. Quant aux autres, ils s’en sortent avec des blessures d’une gravité plus ou moins élevée.

Un grand mystère entoure donc ce macabre événement…Quel était le but de cette attaque ? Pourquoi des moldus ? Jusqu’où ira la folie de ces hommes ? Nous n’avons malheureusement pas la réponse à ces questions…En attendant, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre vos précautions et de Restez sur vos gardes… Nous vous rappelons également que toute personne suspecte doit être dénoncée au Ministère. Protégez-vous contre le danger, restez prudent.

Nous vous ferons part de toutes les nouveautés concernant cette affaire.

Rita Skeeter, reporter stagiaire. »

 

Lily était secouée par ce tragique incident…. Des moldus : ce Voldemort était d’une cruauté sans limite… un fou…Elle plia sa gazette et la prit sous son bras. Elle avait à peine posé le pied sur la première marche des escaliers, qu’elle entendit une voix grave et douce l’appeler.

 

- Miss Evans ?

 

Lily sut immédiatement, à qui elle appartenait … Elle se retourna : face à elle un homme, déjà âgé, portant des lunettes demi-lunes devant ces yeux bleus, pétillants de malice… Un regard si pénétrant, une longue barbe blanche, grand et inspirant le respect : Albus Dumbledore se dressait devant elle.

 

-Oh bonjour, Monsieur !

-Bonjour Lily…

-Que me voulez-vous, professeur ? Demanda Lily

-J’ai à vous parler, miss… Suivez moi, je vous prie, dit-il sérieusement.

-Oui bien sûr ! Répondit une Lily soudain intriguée.

 

Elle le suivit jusque dans son bureau. En entrant dans la pièce circulaire, elle aperçut Fumseck, le phénix de Dumbledore, qui dormait paisiblement sur son perchoir. Lily l’observa, émerveillée, comme à chaque fois qu’elle entrait dans ce bureau. Après les écureuils, les phénix étaient les créatures qu’elle admirait le plus au monde.

 

-J’ai l’impression que Fumseck vous intrigue et vous fascine énormément, Miss Evans. Je vous vois le détailler toutes les fois que vous vous trouvez ici, commença Dumbledore.

-Oui, les phénix sont si mystérieux, je les trouve fascinants.

-Je partage votre opinion. Ils sont tout simplement surprenants….. Bon revenons un peu à nos moutons! Voulez quelque chose à manger miss ?

- Pardon ! S’étonna Lily

-Oui, Lily, vous avez bien entendu; mais à en juger votre réaction, votre réponse est négative. Je ne réitère donc pas ma question, ce qui serait dans le cas présent tout à fait inutile ! Déclara-t-il amusé.

-Mais pour quel sujet vouliez vous absolument me voir ? S’impatienta Lily

-Je voulais d’abord vous remerciez pour cette merveilleuse idée que vous avez eu : Un bal.. Il n’y a rien de mieux pour ce distraire dans ce monde si noir….

-Oui…

-Et c’est à ce propos que j’en viens à mon deuxième sujet…

-C’est à dire, Monsieur ?

-Eh bien je vous ai vu lire le journal ce matin.

-Je ne vois pas vraiment en quoi cela me concerne...

-Cela vous concerne plus que vous ne puissiez le penser, Lily… Dit-il gravement.

-J’ai peur de ne pas comprendre ! Avoua Lily, soudain mal à l’aise.

-Ces moldus…Vous en connaissiez une. Je suis désolé…

-Pardon ? Qui était-ce ? Elle va bien …paniqua Lily.

-Une personne très proche…. Elle est malheureusement dans le coma…

-C’est une blague ? Mais qui est-ce ? Commença à s’affoler Lily

- C’est.. Votre mère. Je suis désolé, Lily

-Mais… Dans le coma ? Dit Lily la voix tremblante, les yeux humides.

-Oui.

-Elle a une chance de s’en sortir…. Elle est forte… Elle s’en sortira ! Dit Lily, en rigolant, d’un rire jaune si douloureux.

-Je crains fort que la force de votre mère ne lui soit plus d’aucune utilité. Elle n’a qu’1 de chance de s’en sortir, et encore. Je suis profondément désolé, murmura Dumbledore, le regard triste.

-NON ! Hurla Lily, sentant une boule se former dans sa gorge, l’empêchant de respirer normalement.

- L’espoir fait vivre… mais ici, il est malheureusement quasi-inexistant. Je sens que vous retenez votre douleur et votre peine : ce n’est pas conseillé. Laissez la s’exprimer, vous vous sentirez mieux ensuite.

 

Lily pleurait, hurlait, sanglotait et se sentait mal. Elle ne voulait pas rester là… Elle voulait sortir courir, sans jamais s’arrêter, ne plus y penser…

 

- Lily, c’est une des dures épreuves de la vie. Je ne veux pas être pessimiste mais sachez que ce ne sera sûrement pas la dernière. J’aimerais que vous ne vous laissiez pas dépérir, et je pense que c’est ce que votre mère vous dirait si elle le pouvait : elle n’aurait pas souhaité que vous vous mettiez dans des états pareils pour elle. Elle est peut-être condamnée, mais il vous reste votre père et votre sœur, et vous êtes en vie.

 

Lily acquiesça malgré tout : il avait raison. Cela calma un peu ses pleurs, mais sa douleur, elle, resta aussi puissante.

Dumbledore essaya de calmer Lily pendant 30 minutes et la dispensa de cours pour les deux prochains jours. Elle partit rapidement du bureau directorial, descendit les escaliers en colimaçon et se retrouva face à la gargouille qui bloquait l’entrée.
Sa mère mourrait à petit feu tandis qu’elle vivait… Elle pensa à sa petite sœur et à son père : comment allaient-ils ? Elle se sentit faiblir : elle se rattrapa en appuyant sa main droite sur le mur, sa main gauche sur son front. Elle souffrait, elle sentait un vide se former au creux de son estomac… Elle perdait sa mère, et la douleur qu’elle ressentait était intenable. Perde un parent était ce que Lily trouva de plus douloureux dans sa vie, jusqu’à présent …. Elle pris conscience de la douleur qu’avait pu ressentir James en apprenant le décès de ses deux parents : Une douleur atroce qui vous étouffe, qui vous ronge, qui vous tue. James avait souffert et il souffrait encore. Elle sut alors que sa souffrance ne s’en irait jamais, que ce vide a creux de son ventre resterait à jamais. Une nouvelle vague d’émotion la submergea et elle éclata en sanglot, gémissante. James passait par ce couloir, par hasard : il l’aperçut alors et sentit son sang se glacer devant la scène qui s’offrait à lui. Elle s’effondra par terre et James accourut vers elle, se mit à genoux et la souleva pour l’étreindre.

 

-Lily, que se passe-t-il ? Parle-moi, s’il te plaît ! Souffla-t-il affolé.

 

Elle se dégagea de ses bras et se mit en boule, assise, le dos contre le mur. Il la regarda, cherchant désespérément son regard.

 

-Lily… Parle… Je n’aime pas te voir pleurer… Ça me mets mal à l’aise… Te voir triste est insupportable. Parle-moi Lily.

-Pars Ja-James… Lai-lai-laisse mo-moi, sanglota la gryffondor aux yeux émeraudes.

-Pas avant que tu m’aies expliqué exactement ce que tu as.

-S’il te plaît, James…

-Non ! Dit fermement le brun.

 

Elle éclata encore en sanglot avant de se remettre en boule; cette fois-ci, James la prit par les épaules et la serra contre lui. Il s’attendait à être repoussé, mais ce ne fut pas le cas.

 

-Chut … Lily, calme-toi, je suis là… Tu peux me parler.

 

Et contre toute attente, Lily passa ses bras autour du coup de James et cala sa tête sous le coup puissant du jeune homme, qui sentit son cœur s’accélérer, suite à la prise d’initiative de Lily. Elle pleura contre lui pendant un quart d’heure, avant de murmurer :

 

-C’est ma mè-mère … l’attaque des mangemo-mo-morts… dans le co-coma…

 

James fut horrifié en entendant Lily et compris immédiatement. Il serra encore plus fort la belle femme, alors qu’elle se mettait à pleurer bruyamment. Pour la calmer un peu, il la berça comme un enfant.

 

-Je comprends ce que tu ressens…Mais ce n’est pas toi qui dois porter seule cette douleur… Nous sommes là pour t’aider… J’ai connu ça et tu m’as aidé, Lily, maintenant c’est à moi de t’aider.

 

Elle ne dit rien mais calma ses sanglots. Elle se blottit encore plus contre lui.

 

-Merci James… Je te comprends mieux désormais, chuchota-t-elle.

 

Il restèrent sans dire un mot, savourant le contact de l’autre, consciemment et inconsciemment. Ce paisible moment fut brisé par Lily.

 

-James, pour hier, je suis désolée… J’ai mal réagi…

 

James n’en revenait pas : c’est lui qui devait s’excuser pas elle. C’est lui qui lui avait crié dessus, pas le contraire.

 

-Lily, ce n’est pas à toi de t’excuser, c’est à moi… Je n’aurais pas dû m’emporter aussi vite… Je comprendrais que ça te gêne…

-Écoute, James, ce n’est pas le plus gênant en soi… Ce qui me pose problème, c’est que je n’éprouve pas, pour toi, ce que tu désirerais… mes sentiments envers toi ne sont pas comparables à ce que tu ressens pour moi… Nous sommes amis…

-Je le savais tout ça ! Dit le jeune homme brun, avec amertume.

-Mais James… Je tiens à toi plus qu’à n’importe qui… Je te considère plus que comme un ami…

-J’ai bien entendu ? La coupa James. Tu sais au moins ce que tu viens de dire ?

-Oui je le sais… Mais je ne t’aime pas comme toi tu m’aimes… Et comprends-moi : ça m’effraie un peu… Une amitié, ç’est s’assurer une relation durable… Nous sommes trop différents, pour qu’une relation plus poussée soit envisageable : ce ne sera que nocif pour nous…

-Lily, au contraire, ça ne peut être que bénéfique… et l’amour ne se contrôle pas…

-Pourquoi m’aimes-tu à ce point ? Y’a plein d’autres filles, plus belles et plus gentilles que moi, à Poudlard.

-Non pas à mes yeux… Tu es superbe… Tu es gentille, attentionnée, drôle, compréhensive… et tu as du caractère ! Et tu connais le proverbe : Le cœur a ses raisons, que la raison ignore.

-Oublie moi…cracha-t-elle

-Lily ! Ce que tu souhaites est encore plus dur, que de t’aimer sans t’avoir. Je ne pourrais pas.

-James… Tu ne pourras plus supporter de me fréquenter sans me toucher, plus tard…oublie-moi, ce sera peut-être dur, mais, au moins, il n’y aura plus de problème.

-Pour l’instant, ce n’est pas le cas...

-Eh bien, ce sera plus facile à faire que dans le futur… S’il te plaît…

 

Lily recula et le regarda dans les yeux. Ils avaient tous deux un regard triste. James ferma les yeux et une unique larme perla sur sa joue Lily l’essuya et posa son front contre celui de James, avant de cacher ses émeraudes derrière ses paupières. James sentait une boule se former dans son estomac. S’il l’aimait vraiment, il pouvait faire n’importe quoi pour elle, même si cela allait s’avérer extrêmement difficile. Ils restèrent dans cette position, alors que James reprenait la parole

 

-Lily… Je ne souhaite pas t’oublier… Mais je ferais tout pour que tu sois heureuse.. C’est pourquoi j’accepte ta demande, même si une voix en moi veut m’en empêcher.

-Merci, James, de sacrifier ton amour pour moi… Mais tu te rendras compte dans l’avenir que c’était nécessaire, car cet amour te ronge et te tue un peu plus chaque minute que tu passes vers moi…

 

Elle resserra son étreinte sur le beau brun, qui posa sa tête sur son épaule, tandis qu’elle faisait de même sur son épaule, à lui.

 

-Je ne pourrais jamais te remercier, pour tout ce que tu fais pour moi, lui susurra-t-elle à l’oreille.

-Lily, il serait préférable, que, désormais, nous ne nous voyions que très peu. Il faudra changer de place en cours et surtout moins se fréquenter. Cela m’aidera, murmura-t-il difficilement.

 

Des larmes de chagrin s’échappèrent de ses yeux marrons, en silence… Il devait se résoudre à souffrir la passion dans les semaines qui arrivait… Lily, quant à elle, venait d’apprendre que sa mère mourraitet là elle venait de demander à James de s’éloigner d’elle. Elle profita des derniers moments de la journée qu’elle allait passer avec lui et s’enivra de l’odeur du jeune homme, qu’elle appréciait, ainsi que de la douceur de son étreinte, dans ses bras protecteurs. Elle eut l’impression que sa douleur s’allégea de se sentir en sécurité. Après une dizaine de minutes ils se lâchèrent et se mirent debout. Tous deux avaient leurs yeux rougis mais la rousse aux yeux d’un vert éclatant constata que la gaieté habituelle qui habitait les yeux de James avait fait place au vide. Elle se sentit responsable de cette disparition. Elle se mit sur la pointe des pieds afin de pouvoir déposer un doux baiser sur front de James, avant de partir en lui disant un au revoir triste. Lily sentit son cœur se nouer en constatant que James ne lui avait pas répondu, et qu’il n’avait plus osé plonger son regard dans le sien après les adieux. James se dirigea dans le parc pour se changer les idées ce qui lui paraissait difficilement possible à présent, tandis que Lily, elle, remontait poser sa gazette dans son dortoir.

 

James s'éloigna du château. Il voulait retrouver un lieu qui lui avait plu, un endroit où il avait passé des instant de douceur. Il arriva enfin près du lac. Après s'être transformé en cerf il s'allongea, sous le grand magnolia.
Il sentit quelque chose dans ses bois, et secoua la tête, faisant ainsi tomber, deux petits écureuils. il les regarda surpris. Ceux-ci, ayant pourtant été repoussé, remontèrent tout de même jouer sur la tête de James. Ces petits rongeurs lui faisait penser à elle. Il ferma ses yeux et inspira profondément. Il sentait son odeur... ce parfum si doux aux odeurs de fleurs... celui de Lily. Il aurait reconnaître ce parfum à des kilomètres à la ronde. Elle était là. Il ouvrit brusquement ses yeux, juste au moment où la belle s'asseyait à ses côtés. Il tourna la tête pour éviter son regard. Elle se rapprocha de lu et lui caressa l'échine.

 

-Salut toi. lui dit-elle tendrement. Je ne pensais pas te revoir un jour... Surtout en si bonne compagnie.

 

En si bonne compagnie. Il lui jeta un oeil et remarqua qu'elle lui montrait les écureuils qui étaient toujours en train de se chamailler dans ses bois.

 

-Ils sont magnifiques... J'adore ces rongeurs, ce sont mes animaux préférés.

- Pfff... Eh ben manque de chance, moi je ne me transforme pas en écureuil... Je me transforme en cerf... pensa James

 

Elle était triste, James le ressentait encore plus, lorsqu'il se trouvait sous forme animale. James pris sur lui : il se retourna et chercha le regard de Lily. Quand elle croisa enfin ses yeux, elle réussit, à son étonnement, à ressentir quelque chose, mais elle ne savait pas quoi. Il semblait que le cerf attendait qu'elle parle.

 

-Je me sens si seule, marmonna-t-elle, en baissant la tête. Et tout me semble triste...

 

James regarda le lac noir... Lily elle se plongea dans des réflexions : triste.. Mais qu'est-ce qui me remonterait le moral ? Un souvenir heureux... Mais oui, le travail : elle allait travailler son patronus... Elle se focaliserait sur son souvenir heureux, oubliant le reste un moment, et s'entraînant par la même occasion. Elle bondit sur ses jambes, attrapa sa baguette. James sursauta ne s'attendant pas à une telle réaction.

 

-Expecto Patronum ! Hurla-t-elle.

 

Les deux écureuils furent effrayés et se figèrent, alors que James observait la scène. Une boule argentée s'était formé, de la taille d'un ballon de foot. Mais elle se dissipa après une dizaine de secondes.

 

-Je n'y comprends rien ! couina Lily, désespérée. Je croyais pourtant que le jour où James était devenu mon ami était moins souvenir le plus joyeux...

 

James la regarda incrédule : elle pensait à lui pour créer son Patronus.

 

-A moins que... Je dois essayer ! Expecto Patronum !

 

D'innombrables filaments argentés fusèrent à une vitesse ahurissante de l'extrémité de la baguette de Lily, s'en détachèrent, puis fusionnèrent. La boule argentée prit forme. Mais elle resta après dix secondes. Elle commença d'ailleurs à rapetisser... Malgré un effet de flou... James distingua 4 petites pattes... Une belle queue en panache, un corps fin et une petite tête. Il resta sous cette forme floue et disparut après une minute. Lily ne sut pas exactement quel était l'animal qui lui servait de patronus... mais elle fut contente de constater que son nouveau souvenir était plus joyeux que le précédent. Quant à James, il resta bouche bée.

 

-Oui ce souvenir était mieux, dit elle, une sorte de rictus triste se formant sur son visage si fin. Il est toujours lié à mon ami James, lorsque j'étais blottie contre lui tout à l'heure... C'était tellement agréable... Tous mes soucis avaient semblés s'évanouir.

 

James, en repensant à ce moment là et en entendant Lily prononcer sa dernière phrase, sentit son estomac se nouer. Ne supportant plus cette torture, il se leva brusquement et partit en galopant vers la Forêt interdite, tandis que les écureuils s'échappaient dans le magnolia laissant une Lily, désappointée, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Elle se retrouvait de nouveau seule. Elle rentra au château, dans sa salle commune, où ses deux amies l'attendait...

 

 

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