Disclaimer : Tout appartient à JK ROWLING, sauf une grande partie de l'histoire et deux personnages, Fionna Papillionis et Apolline Jorgensen.

Public : Tout public.

La neige reflétait la lumière du soleil de ce début dannée. Janvier était froid, mais la neige parvenait tout de même à seffacer. Ce qui nétait absolument pas le cas du chagrin de Lily. Elle ne se remettait pas du décès de sa mère. Elle sétait pourtant préparée à cela, depuis que Dumbledore lui avait annoncé son hospitalisation... Mais, elle avait gardé, en elle, un espoir, celui que sa mère serait assez forte pour s’en sortir... Mais elle n’avait certainement plus eu assez de forces pour se raccrocher à la vie et avait rejoint les limbes pour l’éternité...
James, quant à lui n’aimait pas voir sa Lily aussi triste, il arrivait à la rassurer, mais il savait qu’en elle, elle arriverait difficilement à faire le deuil. Lily ne dormait presque plus : elle passait ses nuits à pleurer suite à ses cauchemars récurrents, dans lesquels elle voyait sa mère succomber au sort de l’Avada Kedavra lancer par un Mangemort.
La mort de sa mère la hantait.
 James aurait tout donné pour qu’elle sourie à nouveau, pour voir ses yeux se raviver... Mais il ne pouvait rien faire.

Le 5 janvier arriva et Lily partit à l’enterrement de sa mère, grâce à la Poudre de Cheminette. Dumbledore avait obtenu l’autorisation spéciale pour relier sa cheminée à celle des Evans. James obtint également une autorisation de la part de Dumbledore : celle d’accompagner Lily à l’enterrement de sa mère.
 Arrivé chez les Evans, Lily attendit James et l’entraîna rapidement en dehors de la maison. Ils s’étaient habillés normalement pour l’occasion, ils n’avaient pris que leur cape pour ne pas avoir froid. Le père de Lily était dehors dans une voiture et attendait, apparemment sa fille. Lorsqu’il aperçut Lily, il sortit de sa voiture et courut vers sa Lily, avant de la serrer fort dans ses bras, en pleur. James observa cette scène : le père de Lily ne lui ressemblait guère. Il avait des cheveux blonds, parsemés de quelques cheveux blancs, et une belle calvitie. Il avait pourtant un air de ressemblance, sur son visage, avec sa fille. Il rouvrit les yeux dévoilants deux iris bleus... Il était assez grand et massif. Mais la gentillesse se lisait sur son visage, qui ne dégageait pourtant que de la tristesse. James vit Lily, les yeux encore embués, lui faire signe d'approcher. Mr Evans dévisagea James.

- Papa, je tiens à te présenter un ami, James Potter : il a tenu à m'accompagner pour me soutenir... dit Lily, avec une voix tremblante.
- James Potter ? Le James Potter dont tu nous parlais ? Ajouta Mr Evans, en ignorant James.
- Oui papa, lui-même...
- Mais je croyais que tu ne voulais pas le voir...
- Les choses changent papa, il a changé cette année... ajouta Lily, dans un murmure que seul son père put entendre.


James les regardaient discuter ensemble, et ne savait pas quoi faire. Soudain le père de Lily s'approcha de lui et lui tendit une main, un sourire triste aux lèvres.

- Enchanté de faire votre connaissance, James ! Déclara-t-il
- Pareillement, Monsieur, ajouta le gryffondor, qui ne semblait pas très à l'aise.
- Merci d'avoir insisté pour venir, je sais que ça fait plaisir à Lily que vous soyez là et vous devez vraiment tenir à elle pour vouloir la soutenir ainsi.
- Oui effectivement.

 

James était aussi grand que cet homme aux traits doux mais déformés par la fatigue. Il le regarda, un sourire compréhensif affiché sur son visage. Lily, avait encore le visage marqué par les larmes qui avaient coulées peu de temps avant. Mr Evans leur annonça qu’ils attendaient encore Pétunia qui devait finir de se préparer, et qu’ils pouvaient encore attendre un peu dehors.
Lily en profita pour montrer leur jardin à James, des larmes coulant encore sur son visage fin.

 

- C’est dommage que tu voies le jardin à cette époque de l’année, James. D’habitude, il y a tant de fleurs... Enfin il y avait tant de fleurs... C’est ma mère qui s’en occupait. Elle aimait tant son jardin. Cela m’étonnerait que mon père vienne s’occuper de cet endroit désormais. Enfin...
Les Lys continueront de pousser dans le fond du jardin. Ma mère aimait tellement les fleurs qu’elle nous a donné, à ma soeur et à moi-même, le nom de ses fleurs préférés...

- Elle a eu bien raison... Quoi de plus beau qu’un lys...
Tu es ce qui m’est arrivé de plus beau, chère fleur de lys, déclara tendrement James.

 

Il lui essuya ses larmes de sa main et lui caressa le visage avec douceur. Lily ferma les yeux, pour savourer cet instant de bonheur, l’un des rares qu’elle allait passer aujourd’hui. James se rapprocha d’elle et se pencha pour l’embrasser tendrement. Puis ils restèrent enlacés jusqu’à ce que Lily veuille aller s’asseoir dans la voiture. Au moment où ils arrivaient près de la voiture, la porte de la maison s’ouvrit...
James découvrit alors une jeune femme, maigre, avec un cou plutôt grand. Elle était blonde et son visage chevalin exprimait une certaine tristesse. Tristesse qui laissa place au mépris lorsqu’elle aperçut Lily.

Ses yeux se plissèrent, tandis que Lily se retournait pour lui faire face. Elle l’évita délibérément, mais James, qui ne savait pas que Lily avait eu des différends avec sa soeur, s’approcha d’elle.

 

- Bonjour ! Tu dois être Pétunia, la soeur de Lily. Je suis James Potter, un de ses amis.

 

Lily regarda la scène un peu paniquée : elle se demandait comment allait réagir sa soeur, et surtout pourquoi elle avait omis de prévenir James. Ce dernier tendait une main à la jeune femme maigre. Elle fixa James du regard, comme pour le sonder, et tendit enfin sa main, plus par politesse, que par envie.

 

- James Potter, oui... J’ai eu vent de ce nom. Que faites vous là ? Demanda sèchement Pétunia.

 

James fut surpris par la froideur de cette personne : Lily lui avait décrit une fille pleine de vie, drôle, et il se trouvait devant une jeune femme, sèche, froide. Ce qui choqua le plus James, c’était ce vouvoiement.

 

- Tu n’es pas obligé de me vouvoyer ! dit il en ricanant. J’accompagne simplement ta soeur. Lily m’a parlé de toi, je suis content de faire enfin ta connaissance.

- Oui, c’est cela... Mais apparemment Lily ne vous a pas tout dit, rétorqua-t-elle, sur un ton cinglant.

Sur cette remarque, elle laissa James derrière elle et entra dans la voiture. Il lança un regard d’incompréhension à Lily, qui baissa aussitôt les yeux, pour éviter le regard inquisiteur de James; ils entrèrent aussitôt dans la voiture.
Le trajet en voiture fut silencieux. Un silence trop lourd. Lily trouvait que le temps ralentissait de plus en plus, au fur et à mesure que la voiture se rapprochait du cimetière.
Arrivés au petit cimetière, où devait avoir lieu la cérémonie, James fut surpris par le nombre de personnes qui se trouvaient là. Non qu’ils soient nombreux, au contraire. Pour l’enterrement de ses parents, il y avait eu tant de monde, et là, il devait y avoir uniquement 20 personnes, à peu près. Lily savait que la plupart de gens, qui se trouvaient ici, étaient des amis de ses parents qui voulaient rendre un dernier hommage à sa mère. Elle reconnut un jeune homme, portant une grosse moustache, et à la corpulence plus que développée : c’était Vernon Dursley, le petit ami de sa soeur, celui qu’elle avait vu en photo avec elle, quelques mois auparavant. Elle prit James par la main pour le diriger près de l’allée, où aurait lieu l’inhumation.

La cérémonie fut courte, et, à la fin de mise en terre, Lily s’approcha de l’emplacement où sa mère reposait maintenant : elle déposa un lys blanc sur la terre fraîchement retournée. Elle resta longtemps debout à contempler la tombe, James la tenant par les épaules. Ce dernier jeta un coup d’œil à la jeune femme aux cheveux blonds et constata que son visage était humide, et que ses yeux exprimaient, lui sembla-t-il, un certain désarroi.


Après l'enterrement, Mr Evans raccompagna Vernon chez lui. L'impression de Lily n'avait pas changé à son égard. Elle le trouvait encore plus antipathique qu'avant. James n'était pas vraiment dans son élément : l'ambiance était pesante, et Lily continuait de pleurer en silence. Pétunia, quant à elle, ne parlait pas, ne pleurait pas, ses traits n'exprimaient aucune émotion particulière, et James pensa qu'elle ne devait pas aimer les gens qui laissaient transparaître leur sentiment.
Arrivés à la maison des Evans, le père de Lily partit s'enfermer dans sa chambre, et ne réapparut pas, tandis que James suivit Lily, dans sa chambre.
Celle-ci était assez grande, blanche, et un grand lit prenait place dans un coin de la pièce. Face à lui, il y avait un bureau sur lequel se trouvait quelques stylos, des cadres photo. Des étagères recouvraient un pan de mur, étagères supportant de nombreux livres, d’auteurs moldus et sorciers, des bibelots de toutes sortes et encore quelques cadres photos.
James s'approcha du bureau et examina une photographie sur laquelle se trouvait une femme, avec beaucoup d'allure en train de tenir une petite fille dans ses bras. Il reconnut très vite la petite fille : ses cheveux auburn et ses yeux émeraude ne pouvait pas tromper James. Il s'agissait de sa Lily. La femme derrière elle souriait. Un sourire qu'il connaissait. Elle aussi portait de longs cheveux auburn, mais ses yeux étaient verts bleutés. James regarda le visage de cette femme. Il retrouvait des airs à Lily : c'était sa mère. James regarda encore la photo avant de sentir le souffle chaude Lily effleuré son bras.

 

- Cétait ma mère déclara Lily.

 

James se retourna. Il posa son regard sur les yeux de son amour, mais il constata tristement quils avaient perdus une partie de leur flamme, qui les animait habituellement.

- Elle te ressemblait énormément, on peut dire que tu as hérité de son physique, de ses cheveux et de son sourire

- Mais je nai pas hérité de son courage

- Pardon ? Sétonna James. Lily il ne faut pas dire ça, tu es la fille la plus courageuse que je connaisse. Tu es courageuse, et si ce nétait pas le cas, je ne vois pas ce que tu ferais à Gryffondor.  Ne pense pas à des choses pareilles, car elles sont fausses et plutôt stupides

 

Lily avait la tête baissée et James continuait de la regarder. Il vit alors une larme perler sur sa joue blanche. Il lessuya de sa main et attrapa doucement le visage de Lily par le menton, pour le lui relever.

 

- Chut, ne pleure plus, je suis là, lui murmura-t-il.

- Oui gémit-elle.

- Allez cest fini maintenant, lui dit James, gentiment.

 

Pour toute réponse, Lily acquiesça, et sapprocha de James, avant de lenlacer. James ne sattendait pas à cette réaction de la part de Lily. Lorsquil la sentit se serrer encore plus contre lui et létreindre plus fortement, James, la prit à son tour dans ses bras.  Il lui déposa un bisou sur le haut de sa tête, qui reposait contre son torse.
Lily aimait sentir les bras protecteur de James autour d
elle, car ils lui faisaient oublier tous ses problèmes. Ils restèrent longuement dans cette position, savourant simplement la présence de lun et de lautre. Mr Evans, entra dans la chambre de sa fille doucement et ne vit que James de dos, ainsi que les bras de sa fille. Il ne souhaita pas les déranger, et ressortit aussitôt. James entendit cependant la porte se refermer, ce qui le fit se retourner, brisant de ce fait leur étreinte.

 

- Quy a-t-il James ? Demanda Lily, curieuse.

- Rien, il ma juste semblé avoir entendu la porte se fermer

- Quelle heure est-il ?

- Heu, 19 h 25, pourquoi ?

- Déjà ! S’étonna la belle jeune fille.

- Oui et alors ?

- Ce devait être mon père. Il venait toujours me prévenir que nous mangions à 19h30...

- C’est rythmé ici, plaisanta James.

- Oui, assez.

Lily posa rapidement ses lèvres sur celles de James et sortit de sa chambre. Il la suivit et ils arrivèrent tous les deux dans la salle à manger.
Pétunia ne parla du repas, mais ce ne fut pas le cas de Mr Evans, qui commença à poser quelques questions au milieu du repas.

 

- Eh bien James, ça fait longtemps que vous êtes ami avec ma fille ?

- Euh depuis septembre...
- Vous pensez faire quoi après votre septième année ?
- Auror, c’est un métier qui intéresse !

- Ah oui ? Lily aussi...

- C’est vrai s’exclama James, qui ne s’était jamais renseigné sur ce sujet.

- Oui, je ne t’en avais pas parlé, mais je pense que je vais m’orienter sur ce métier.

- C’est génial ! S’enchanta le brun.

- C’est bien, vous serez encore ensemble l’année prochaine...
- Excuse moi Papa, mais je sors de table, j’ai fini de manger, et j’ai encore du travail.

 

Sur ce, Pétunia se leva et leur tourna le dos, ses cheveux blonds virevoltants à chaque pas qu‘elle faisait. Ce départ sembla inaperçu, car la conversation reprit aussitôt son cours.

- Et sinon James, que font vos parents dans la vie ?

- Euh...

- Papa, siffla Lily, un regard réprobateur.

- De quoi ? Ils sont chômeurs ? Ce n’est pas une tare !

- Non, papa, tu n’y es pas du tout, s’exaspéra Lily.

- C’est pas grave Lily, la rassura James, le regard soudain nostalgique. Mes parents sont morts en septembre, assassinés par les Mangemorts...
- Oh, je suis désolé, je ne savais pas... Marmonna Mr Evans.
- Ce n’est pas grave, vous ne pouviez pas deviner. Ma mère s’occupait d’associations et mon père travaillait au ministère de la Magie. Ils avaient une grande renommée dans le monde de la magie, mais ils n’étaient pas du même avis que les Mangemorts et cela leur a coûté la vie, finit James, douloureusement.

- Je vous comprends parfaitement.  Lily a de la chance d’avoir trouvé un petit ami comme vous...

 

James qui était en train de boire, s’étrangla lorsqu’il entendit ce qu’avait dit le père de Lily. La gryffondor, elle, avait pris une teinte pourpre.

- Pardon ? Dit Lily.

- Je ne suis pas dupe Lily, je m’en suis douté...

- Mais tu te fais des idées mon pauvre papa !  Mentit Lily, qui avait gardé sa teinte écarlate.

- Oui bien sûr, c’est pour ça que tu es rouge comme un coquelicot... Railla son père. Je tiens tout de même à te dire que j’approuve ton choix. Et que je ne répèterai rien à personne : ce sera un secret...

 

James était extrêmement gêné, mais ce n’était rien comparé à Lily, qui croyait que sa teinte rouge allait rester définitivement sur son visage, tellement sa gêne était grande.

 

- James vous pouvez dormir dans la chambre d’ami si vous le désirez... Ne vous occupez pas de la table, je vais débarrasser et faire la vaisselle.

- Merci pour tout, déclara James. C’était délicieux.

- C’est normal.

 

Lily entraîna James dans sa chambre très vite et ferma la porte de sa chambre derrière elle.

 

- Il est cool ton père, mon coeur.

- Ça dépend pourquoi, mais là je pensais pas qu’il le prendrait comme ça, c’est super !

- Oui... Ta soeur est un peu étrange mais bon...

 

Ils s’assirent sur le lit de Lily. Elle sortit un album photo et lui montra des souvenirs de son enfance, d’elle et de sa soeur. Elle se décida également à lui raconter ce qu’il s’était passé entre elle et Pétunia. Après de longues conversations, James se leva et commença à se diriger vers la sortie de la chambre.

 

- Où vas-tu James ?

- Me coucher, nous avons cours demain, très chère, ironisa-t-il.

- Tu n’es pas obligé de dormir dans la chambre d’ami.

- Mais je préfère dormir là-bas, vu que je n’ai pas de pyjama sous la main...

- Et alors ? S’il te plaît reste vers moi... Je me sens bien que vers toi... Si tu n’es pas là, j’angoisse... Surtout aujourd’hui. Il n’y a que si tu restes que je pourrais dormir.

 

James se retourna vers la dame de ses pensées et l’observa. Cela faisait si longtemps qu’il attendait une demande pareille de sa part, qu’il n’aurait jamais pu ne pas accéder à une telle requête. Mais qu’allait-elle dire en le voyant à moitié nu... Il avait peur de sa réaction. Lui qui était si sûr de lui en temps normal... Voilà qu’il perdait toute sa confiance en lui, en présence de la belle aux cheveux roux.

 

- Oui, c’est d’accord je reste mais...

- Oui ?

- J’espère que tu ne te moqueras pas de moi...

- Pourquoi donc, s’étonna Lily.

- Ben je ne suis pas un top modèle.

- Non, tu es beaucoup mieux... Je t’ai déjà vu torse nu, je te rappelle.

 

Lily se remémora les images du torse de James, mouillé après l’eau du lac noir et de la pluie, ce fameux jour de septembre, où elle avait appris la mort des Potter. Non il était très bien, son James. Et lorsqu’on aime, on trouve tout beau.

Elle partit mettre son pyjama. Quand elle revint, James était en train d’enlever sa chemise. Il l’ôta, la plia du mieux qu’il put et se retourna vers la jeune femme.

 

- Tu n’aurais pas un cintre par hasard ?

- Euh... Si... Si bien... Bien sûr, bafouilla Lily

 

La vue de James torse nu en jean la troublait quelque peu. Elle lui tendit un cintre et alla s’asseoir sur son lit pour peigner ses cheveux. James se débarrassa rapidement de son jean et se retrouva de cette manière en boxer. Lily le dévora des yeux, en se mordant la lèvre inférieur : James le remarqua et sourit. Il s’approcha du lit et s’assit à son tour.

 

- Tu dors où généralement, Lily chérie ?

- Contre le mur.

- Ok !

 

Ils se glissèrent tous les deux sous les couvertures. Lily se rapprocha de James, et se colla contre lui, posant sa tête sur son torse. Il aimait la sentir contre lui. Elle aimait sentit sa peau douce et chaude. James, se croyait au paradis. Il la prit dans ses bras et l’embrassa. Elle y répondit. Son baiser se voulait doux et passionné à la fois, voulant de cette manière communiquer tout son amour.  Puis Lily reposa sa tête sur le torse de James, en fermant les yeux.

- Je t’aime, lui susurra-t-il à l’oreille.

 

En entendant ces trois mots, elle sourit et partit dans les bras de Morphée.
Dans son rêve Lily revit sa mère. Mais elle ne mourrait pas dans celui-ci, elle venait la voir et lui disait de ne pas s’en faire pour elle, que tout allait bien. Que la mort n’état qu’un passage, qui terrifiait certes, mais qui n’était pas douloureux, au contraire. Lily comprit sa mère : elle la vit s’évanouir, et elle lui fit ses adieux.

Lily se réveilla en sursaut lorsqu’elle entendit la foudre tomber à proximité de leur maison. Elle se blottit encore plus contre James. Lily n’avait jamais aimé l’orage et la pluie battante contre ses volets ne la rassurait guère. Mais de sentir l’odeur de James tout contre elle, la rassura et la détendit. Elle referma ses yeux et retourna dans les bras de la douce Morphée.

Le lendemain, ce fut Lily qui se réveilla la première. Elle caressa doucement le torse de James et lui déposa de légers baisers dans le coup. Il n’ouvrit pas les yeux mais commença à caresser les cheveux soyeux de sa belle.

 

- Bonjour, toi ! Lui murmura-t-il

- Coucou, beau gosse !  Plaisanta Lily.

 

Ils se mirent à rire ensemble. Lily demanda à James s’il désirait aller prendre une douche avant repartir à Poudlard il accepta. Lily se prépara pendant ce temps.
Après avoir fait des adieux à son père, Lily et James s’en allèrent pour Poudlard.

 

- Vous voilà. Bonjour à vous deux, dit une voix chaleureuse.

 

Ils levèrent la tête et se retrouvèrent face à une paire d’yeux d’un bleu perçant. Dumbledore ne portait pas ses lunettes, ce qui le rajeunissait légèrement

 

- Il vous reste encore une petite heure avant le début des cours, jeunes gens. Je vous propose donc d’aller prendre un bon petit déjeuner.

 

Les deux amoureux se regardèrent et approuvèrent le directeur.

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Le cours de sortilège débuta à 9 h. Le professeur Flitwick fit taire ses élèves et leur demanda de ne pas ouvrir leur livre et de les ranger dans leur sac, car ils ne leur seraient d’aucune utilité pour l’étude théorique du sortilège qu’ils allaient étudier.

 

- Nous allons donc aujourd’hui parler d’un sort complexe, que nous ne pourrons pas utiliser mais que vous devez connaître pour vos ASPIC. Le sortilège fidelitas sera donc notre objet d’étude, couina le professeur d’enchantements. Quelqu’un connaît-il son principe de base ?

 

 

Lily leva la main et Filius Flitwick l’interrogea aussitôt.

 

-  Oui, miss Evans ?

- Le sortilège de Fidelitas Permet à une personne de cacher un secret dans le coeur d’une autre personne.

- C’est exact 10 points pour Gryffondor, s’exclama joyeusement le petit homme.  Il est très complexe à lancer, et il faut bien comprendre son fonctionnement. On peut cacher n’importe quel secret de cet manière, mais il est important de bien choisir son Gardien du Secret : une confiance absolue en ce gardien est nécessaire. En effet, seul une unique personne peut porter le secret et le divulguer.
Vu la complexité du sort, mieux vaut l’utiliser pour un secret de grande importance. Ce secret est alors garder par ce gardien qui sera le seul à pouvoir le divulguer : Si le gardien décide de dévoiler son secret, il peut le faire. Mais toute personne qui saura ce secret, ainsi que la ou les personnes concernées par ce secret, ne pourrons jamais communiquer l’objet du secret : même sous l’effet du véritaserum le plus puissant au monde, sous l’imperium ou la torture : jamais ils ne pourront le révéler. Seul le gardien en a l’autorisation.

 

Remus écouta ce que venait de leur dire le professeur Flitwick. Puis il réfléchit quelques secondes avant de lever la main.

 

- Mais Mr, si le gardien meurt, comment cela se passe-t-il ?

- Question très pertinente, Mr Lupin. J’allais y venir.  Lorsque le Gardien meurt, le secret meurt avec lui. Je m’explique : lors de la mort de Gardien du secret, toutes les personnes ayant eu connaissance du secret en garde la trace, mais ne peuvent toujours pas l’ébruiter. Par contre, plus personne d’autre ne pourra connaître le secret, car seul le gardien pouvait le donner.
- Mr, Fidelitas n’appartient-il pas à l’Ancienne Magie ? Demanda Fionna.
- Oui c’est exact : cette catégorie de magie est en général très puissante... Fidelitas est l’un des plus connus, mais vous avez aussi la dette de vie. Celle -ci n’a besoin d’aucun sortilège pour marcher : si une personne vient à en sauver une autre, d’une mort certaine, alors la personne sauvée à envers l’autre une dette de vie. Enfin, l’un des plus puisant de l’ancienne magie, et aussi l’un des moins utilisé, est l’Amour. Plus précisément l’Amour sacrifié. Il est possible de protéger quelqu’un par ce sortilège. Mais il faut aimer, aimer vraiment. Si nous aimons réellement une personne, nous pouvons nous sacrifier par Amour : ce sacrifice créera alors une protection magique, qui s’imprégnera dans les veines de cette personne. Un point reste obscure sur ce sacrifice, et une rumeur court à ce sujet : La personne protégée, paraît-il, peut si elle retrouve des personnes de son sang, avoir une immunité et protéger l’habitation de sa famille en y vivant et en considérant cet endroit comme sa maison. Enfin, cela reste à prouver... Bon revenons à notre sortilège de Fidelitas...

 

Le professeur leur parla encore de l’enchantement et de son histoire... Mais Lily était intéressé par un sujet : l’Ancienne magie. Cela l’intéressait énormément. Remus lui pensait au sort de fidelitas : il voulait en connaître encore plus. A la fin du cours Lily resta seul dans la salle et alla voir le professeur. Celui ci la regarda étonné.

 

- Que se passe-t-il Miss ? Vous avez besoin d’un renseignement ?

- Oui. Au sujet de l’Ancienne magie…

- Oh je vois. Et à que propos ?
- Eh bien j’aurais aimé avoir plus d’information à ce sujet : Ce sujet à piquer ma curiosité.

- Vraiment ? Dit Flitwick, ravi. Moi je ne pense pas pouvoir vous en dire plus, car je ne m’en rappelle que très peu, mais je sais qu’il existe un livre dans la réserve qui traite de ce sujet. Je vais vous faire un mot que vous donnerez à Mrs Pince, pour pouvoir l’emprunter.

- Oh, merci infiniment Mr ! S’écria Lily.

 

Le professeur leva sa baguette et exécuta des mouvements complexes : il tapota sur son bureau et un rouleau de parchemin apparut il le prit et le tendit à Lily.

 

- Voici, miss. Vous êtes la première depuis le début de ma carrière à m’avoir questionné sur ce sujet.  Bonne fin de journée.

- Oui, pareillement, monsieur.

 

Lily courut à la bibliothèque et donna le parchemin à la bibliothécaire, qui parut indignée en lisant les phrases du professeur d’enchantements.

 

- Par ici Miss, siffla-t-elle froidement.

 

Lily suivit la bibliothécaire, qui marmonnait des phrase comme « inouï ! », « insensé » ou  encore « inconscient ».  Elle s’arrêta devant un rayon de la Réserve et leva sa Baguette pour attirer un volume énorme et très vieux, à la couverture de cuir usée, sur laquelle restait quelques vestiges d’une dorure ancienne.

 

- Ce livre n’est jamais sortit d’ici. Je vous conseille d’en prendre soin et de le protéger des autres personnes ! Si vous le ramenez avec ne serait-ce qu’une coupure, je vous promets  que vous vous souviendrez de moi tout le restant de votre vie, déclara sèchement Mrs pince, qui fronçait ses yeux perçants.

- Ne vous inquiétez pas, je vous promet de ne pas le détériorer et d’en prendre soin.

 

Lily le prit dans ses bras et remonta dans son dortoir pou le mettre à l’abri, le plus vite possible.

 

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Pendant ce temps,  les Maraudeurs se promenaient dans le parc? Ils parlaient de leur vacances et James leur raconta comment c’était déroulé l’enterrement et surtout comment s’était déroulé la journée. Mais au loin, ils aperçurent un groupe de Serpentards, avec rogue en tête de ce groupe.

Sirius aperçut son petit frère, qui se détacha du groupe et s’approcha d’eux.

 

- Sirius, je dois te parler.

- Je ne suis pas seul, Regulus, désolé, répondit froidement Sirius.

- Non je ne t’en laisse pas le choix Sirius, on doit parler.

 

Le gryffondor aux longs cheveux noirs fit signe à ses amis de partir sans lui. Puis ils e retourna vers le serpentard.

 

- Sirius, c’est important, j’ai beaucoup de choses à te dire.
- Vas y vite.

- Papa et maman veulent se rallier à Tu-Sais-Qui. Ils trouvent que c’est un exemple pour tous les sangs purs. Si tu acceptes de te rallier à sa cause, les parents ont dit qu’ils effaceraient ton ingratitude et qu’ils seraient prêts à te reprendre sous leur toit !

- Même si j’y étais forcé, je refuserais !

- Oui je comprends.

- C’était ça la chose importante dont tu voulais me parler ??

- Non, mais si tu refuses, je me dois alors d’accepter... Je ne peux pas les décevoir...

- Pardon ?! Tu débloques là !

- Non, Sirius, je suis sérieux…

- Mais ouvre les yeux, bon sang ! Ils te manipulent, tu n’es pas obligé ! Ils sont complètements fous comme Tu-Sais-Qui ! Tu peux encore refuser.

- Je rejoindrais les rangs du Seigneur des ténèbres, dès qu’il l’acceptera.

- Si tu le fais, tu feras la plus grosse bêtise de ta vie je te l’assure... L’année prochaine je commencerai mes études d’Auror, Regulus.

- Et alors ?

- Et alors ? Tu ne comprends donc pas ? Je chasserai les partisans de Voldemort... Tu n’as qu’à choisir... Mais je te le dis, si tu choisis Voldemort, tu choisiras la mort... Il te tueront si tu ne Lui est pas utile ou s’il te trouve lâche... Ou alors je t’arrêterais si je te trouves sur mon chemin... C’est ça que tu veux, Regulus, enfreindre la Loi ?? S’énerva Sirius

- Tu peux parler !!  Tu n’arrives même pas à respecter un règlement d’une école, et tu me fais des leçons !

- Tu n’es venu me parler que pour m’annoncer ta décision, tu es pitoyable : j’avais encore un peu d’estime pour toi, Regulus mais je te promets qui si tu fais ça, tu perdras tout... Mon estime, ta liberté, et ton frère... Rogue n’est pas quelqu’un de fréquentable !

- Tu n’as pas à me dire qui je dois ou ne dois pas fréquenter ! S’emporta Regulus.

- Ok, eh bien je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.

-  Mais Sirius ! Écoute moi…

-  Non, je n’en ai plus envie, tu as choisi ton camp, moi pareil : mais nous n’avons pas la même vision des choses.
D’ailleurs ne t’approche plus de moi et de mes amis... Surtout de Lily.

- Tu peux m’empêcher de te voir, mais ne m’empêche pas de voir Lily.

- Que lui veux-tu ? La rallier à votre cause ? C’est une fille de moldus, elle n’est pas digne de vos rangs ! Railla Sirius.

-  Je ne veux rien de Lily.

- Alors ne l’approche pas.

- Je lui parle si j’en ai envie, elle est la seule à ne pas me considérer comme un serpentard ou comme le descendant d’une longue lignée de sang pur, mais comme un homme normal.

- C’est elle que tu veux... Mais elle ne t’aime pas !

- Je le sais, cracha Regulus.

- Si James l’apprenait... Je pense qu’il n’apprécierait pas. Tiens toi tranquille.

-  Sirius, tu es pathétique ! Tes menaces me laissent complètement indifférent.

- Et toi tu es minable ! Tu n’es qu’un idiot fini. Adieu, s’écria Sirius furieux.

 

Le lion et le serpent se regardèrent un bref instant, et se séparèrent, chacun partant dans des directions opposées.

 

Regulus, arrivé dans son dortoir, sortit un parchemin et de l’encre et commença à écrire…


Pendant ce temps Remus, qui venait d’arriver dans l’antre de Mrs Pince, fouillait les rayons en quête de livres qui l’intéressaient. Il eut le malheur de faire tomber quelques livres à ses pieds. A peine eut-il le temps de les ranger que Mrs Pince l’avait repéré.

 

- Mr Lupin, je vous demande de sortir immédiatement ! Ces livres ne sont pas immortels ! Réprimanda le vieille dame.

- Pardonnez-moi, mais je recherchais un livre… Que je n’ai pas trouvé d’ailleurs. Je pense qu’aucun livre ne dois traiter de ce sujet.

- Voyons ça … Vous avez des recherches à faire sur quoi ?

- C’est uniquement à titre personnel… Je recherche des informations sur l’ancienne Magie.

- C’est inouï ! Qu’avez-vous aujourd’hui à tous en vouloir à l’ancienne Magie ?

- Pardon ? S’étonna le lycanthrope.

- Eh bien non je n’ai aucun livre qui traite de l’Ancienne Magie… Un seul exemplaire existe, mais il se trouve dans la Réserve, endroit qui vous est défendu.

- S’il vous plaît ! Je vous promets de ne pas le sortir de la Réserve…

- Vous ne pouvez pas avoir accès à cette partie de la Bibliothèque sans autorisation d’un professeur.

- Je vais vite demander au professeur Flitwick alors…

- Cela ne servira à rien, le livre n’est plus là, s’empressa d’ajouter la bibliothécaire.

- Comment ça ? Mais vous venez de me dire qu’il existait un exemplaire disponible dans la bibliothèque !

- Oui c’est exact. Mais il a déjà été emprunté par votre homologue féminin de Gryffondor, Mr Lupin.

- Mon homolo… Lily Evans ?

- Oui.

- Merci ! Au revoir, Mrs.

 

Remus partit en courrant et remonta les marches quatre à quatre.

Lily était allongé sur son lit et avait ouvert son livre à une page aléatoire. Par le plus grand des hasard elle était tombé sur les différents formules de l’Amour sacrifié. Elle en lut une :

 

 

Amore meo sacrificato,

Ille puer protecturus est.

Sanguine meo morteque meo,

Iste hostis in Erebum acturus est. (1)

 

 

Lily lut alors la phrase qui accompagnait cette formule : « sacrifice d’une mère pour son fils, face à un ennemi ». Il y avait aussi sacrifice d’une personne pour sa famille. Sacrifice d’une personne pour ses frères et sœur, et encore beaucoup d’autres. Mais seul un mot :  Puer était remplacé par sorror, frater, pater, mater, uxor (2)  et bien d’autre mot.

 

Remus arriva dans la salle commune des Gryffondor. Il vit alors Fionna monter dans le dortoir des filles. Il l’interpella et lui demanda de dire à Lily qu’il aimerait lui parler. Celle-ci apparut quelques minutes plus tard.

 

-Coucou Remus, pourquoi voulais-tu me voir ? Je te croyais avec James, Peter et Sirius.

- Non, James donne des cours de drague à Peter...

- Des cours de dragues ? Dit Lily en éclatant de rire.

- Oui, oui aussi étonnant que cela puisse paraître. Sirius quant à lui est parti à la recherche d’Apolline...

- D’accord.

- Je voulais te demander quelque chose...

- Je t’écoute, dit Lily.

-Eh bien c’est à propos de l’Ancienne Magie… J’aurais besoin de ton livre.

- Le livre que j’ai emprunté ? Comment sais tu que…

- Mrs Pince me l’a dit.

- Mais Remus, j’ai à peine commencé à le lire !

- J’aurais juste besoin d’information sur le sort Fidelitas.

- C’est tout ? Je veux bien te le prêter mais je veux au moins savoir pourquoi tu recherches le sort Fidelitas.

- Et toi ?

- Ne retourne pas la situation Remus ! S’indigna la gryffondor.

- Bon je veux me renseigner sur ce sujet, car je voudrais l’utiliser…

- Pardon ?

- Oui, pour cacher, mon secret. Au moins jusqu’à la fin de l’année.

- Oh d’accord…

 

Lily remonta rapidement chercher le volume sur l’ancienne Magie, et le confia à son ami.

 

- Avant que tu n’arrives, j’avais commencé à lire le livre à une page au hasard. Je suis tombé sur l’Amour sacrifié.

-Et alors ?

-Il y a un tas de formules en latin bien sûr ! Il va falloir que je lise tout ça et si possible faire une copie de ce live qui m’a l’air très intéressant.

-Je voulais aussi te demander, Lily, si …

 

Mais ils  furent interrompus par un magnifique hibou qui hululait à l’une des fenêtres. Lily alla ouvrir et fit entrer le strigidé qui lui donna un parchemin avant de repartir.

Elle l’ouvrit et le déroula très doucement… le premier mot, qu’elle vit, fut « R.A.B. ». Elle referma le parchemin et s’excusa auprès de Remus. Elle remonta rapidement dans son dortoir afin de connaître les raisons qui avaient poussé Regulus à lui écrire.

 

 

 

 

(1) = latin; traduction en Français :

Par mon Amour sacrifié,

Que cet enfant soit protégé.

Que par mort et par mon sang,

Némésis aille dans le néant.

 

(2) = traductions des mots latin dans l’ordre : enfant, sœur, frère, père, mère et épouse.

 

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